Aller au contenu principal
Rosée Blanche

Rosée Blanche Poésie

「露从今夜白,月是故乡明。」

Début du terme solaire: 2027-09-07 – 2027-09-09
Dans la nuit de la Rosée Blanche, Du Fu contemple la lune et pense à son pays natal : la rosée blanchit, la lune resplendit. La Rosée Blanche trouve l’une de ses sources poétiques dans le *Livre des Odes* : “蒹葭苍苍,白露为霜.” La poésie de la…

La poésie de la Rosée Blanche a pour images centrales la rosée condensée sous la lune claire et les pensées d’automne qui emplissent le cœur. Le vers du *Livre des Odes*, “蒹葭苍苍,白露为霜”, est à l’origine de la poésie de la Rosée Blanche et a donné aux générations suivantes le ton de la mélancolie automnale. Du Fu, avec “露从今夜白,月是故乡明”, fond la Rosée Blanche et la nostalgie du pays natal en une seule émotion ; Bai Juyi, avec “白露凋花花不残”, écrit l’automne qui s’approfondit peu à peu. Prolongeant l’écho du *Livre des Odes*, les poètes écrivent la rosée qui se condense et blanchit, les oies sauvages qui migrent vers le sud, la lune claire comme l’eau — la poésie de la Rosée Blanche est un rouleau des pensées d’automne, dont chaque mot tombe à l’endroit le plus tendre du cœur humain.

Rosée Blanche / Poésie

Poésie de Rosée Blanche

Chanter les saisons · Donner voix au cœur
月夜忆舍弟

月夜忆舍弟

Dynastie Dynastie Tang
Auteur Du Fu
Forme Poème

Vers originaux:

戍鼓断人行,边秋一雁声。

露从今夜白,月是故乡明。

有弟皆分散,无家问死生。

寄书长不达,况乃未休兵。

Traduction moderne:

Le tambour de garde résonnant depuis la tour interrompt le passage des voyageurs ; dans l’automne de la frontière se fait entendre le cri plaintif d’une oie sauvage solitaire. À partir de cette nuit commence la saison de la Rosée Blanche, mais la lune semble toujours plus lumineuse dans mon pays natal. Mes frères sont tous dispersés, et il n’y a plus de foyer d’où demander s’ils sont vivants ou morts. Les lettres envoyées n’arrivent souvent pas à destination, à plus forte raison alors que la guerre n’a toujours pas cessé.

Analyse:

Ce poème est l’un des sommets de la poésie consacrée à la Rosée Blanche. “戍鼓断人行” écrit la désolation de la guerre, tandis que “边秋一雁声” fait entendre le cri mélancolique d’une oie solitaire dans l’automne de la frontière. Un “断”, « interrompre », et cette unique oie suffisent à exprimer la désolation du monde en temps de guerre. Le deuxième distique, “露从今夜白,月是故乡明”, est devenu un vers immortel. “露从今夜白” marque l’arrivée de la Rosée Blanche par un phénomène naturel et saisonnier ; “月是故乡明” laisse au contraire l’émotion subjective transformer la réalité objective. La lune n’est en elle-même ni plus claire ni plus sombre d’un lieu à l’autre, mais sous la projection affective du pays natal, elle paraît incomparablement lumineuse. Le troisième distique, “有弟皆分散,无家问死生”, écrit directement la douleur des frères dispersés par la guerre et privés de toute nouvelle les uns des autres. Le dernier, “寄书长不达,况乃未休兵”, exprime l’impuissance devant des lettres qui ne parviennent pas à franchir les lignes d’un conflit toujours en cours. Le poème commence par le froid de la Rosée Blanche et s’achève sur la douleur des séparations causées par la guerre ; la fraîcheur de la nature et la tristesse des affaires humaines s’entrelacent, faisant de ce texte l’un des plus profondément émouvants de la poésie de la Rosée Blanche.

南湖晚秋

南湖晚秋

Dynastie Dynastie Tang
Auteur Bai Juyi
Forme Poème

Vers originaux:

八月白露降,湖中水方老。

旦夕秋风多,衰荷半倾倒。

手攀青枫树,足蹋黄芦草。

惨澹老容颜,冷落秋怀抱。

有兄在淮楚,有弟在蜀道。

万里何时来,烟波白浩浩。

Traduction moderne:

Au huitième mois, la Rosée Blanche descend, et l’eau du lac elle-même semble avoir vieilli. Matin et soir, les vents d’automne deviennent plus nombreux ; les lotus déclinants sont déjà à moitié renversés. D’une main je m’agrippe aux érables verts, tandis que mes pieds foulent les roseaux jaunis. Mon visage vieilli paraît sombre et défait, et mon cœur se remplit d’une froide solitude automnale. J’ai un frère aîné dans les régions de Huai et de Chu, et un frère cadet sur les routes du Shu. Séparés de moi par dix mille li, quand pourront-ils venir ? Devant mes yeux, les brumes et les eaux blanches s’étendent à perte de vue.

Analyse:

Bai Juyi prend pour arrière-plan le paysage automnal d’un lac au temps de la Rosée Blanche et écrit la nostalgie de ses frères lointains. “八月白露降” indique clairement la saison, tandis que “湖中水方老” utilise le caractère “老”, « vieillir », pour décrire l’eau du lac. L’eau d’automne, limpide et profonde, prend une gravité qui la fait paraître vieillie, comme un être humain. “旦夕秋风多,衰荷半倾倒” décrit le paysage du début de l’automne, avec des vents fréquents et des lotus fanés qui s’inclinent. “手攀青枫树,足蹋黄芦草” inscrit physiquement le poète dans le paysage par les gestes de saisir l’érable et de marcher sur les roseaux, tandis que le vert des érables et le jaune des herbes forment un contraste net. “惨澹老容颜,冷落秋怀抱” exprime directement le sentiment de vieillissement et de solitude suscité par l’automne. Les derniers vers, “有兄在淮楚,有弟在蜀道”, écrivent la séparation des frères ; “万里何时来” transforme l’attente en question, tandis que “烟波白浩浩” referme le poème sur l’immensité des brumes et des eaux, fondant le sentiment de nostalgie dans l’étendue sans limite et laissant une longue résonance.

白露

白露

Dynastie Dynastie Tang
Auteur Du Fu
Forme Poème

Vers originaux:

白露团甘子,清晨散马蹄。

圃开连石树,船渡入江溪。

凭几看鱼乐,回鞭急鸟栖。

渐知秋实美,幽径恐多蹊。

Traduction moderne:

La rosée blanche se condense en perles brillantes sur les agrumes ; au petit matin, je pars à cheval, dispersant la rosée sous les sabots. Le jardin s’ouvre jusqu’aux arbres près des rochers ; les bateaux traversent et pénètrent dans les ruisseaux qui rejoignent le fleuve. Appuyé contre une table, j’observe avec plaisir les poissons qui nagent ; lorsque je tourne ma bride pour repartir, les oiseaux, effrayés, regagnent précipitamment leurs perchoirs. Peu à peu, je découvre la beauté des fruits de l’automne, mais je crains que les sentiers retirés ne comportent trop de bifurcations.

Analyse:

Du Fu écrit ici une sortie matinale au temps de la Rosée Blanche dans un style frais et lumineux. “白露团甘子” saisit l’éclat cristallin des gouttes de rosée condensées sur les agrumes, tandis que “清晨散马蹄” écrit la légèreté du cheval avançant dans la rosée du matin. Le deuxième distique, “圃开连石树,船渡入江溪”, décrit l’ouverture du jardin et les bateaux qui passent, élargissant progressivement le regard du proche vers le lointain. “凭几看鱼乐” reprend l’allusion à Zhuangzi contemplant les poissons depuis le pont de la rivière Hao et écrit le plaisir tranquille de les regarder ; “回鞭急鸟栖” ajoute au tableau un mouvement vif lorsque le cavalier, en reprenant le chemin du retour, effraie les oiseaux qui gagnent précipitamment leurs abris. Le dernier distique, “渐知秋实美,幽径恐多蹊”, écrit comment, à mesure que l’automne s’approfondit, la beauté des fruits devient plus évidente, mais aussi comment les chemins retirés comportent de nombreuses bifurcations et demandent de la prudence. Il y a à la fois la joie devant les récoltes d’automne et une réflexion sur les choix du chemin à venir. À la différence de la gravité mélancolique de *月夜忆舍弟*, ce poème montre une autre face de la Rosée Blanche chez Du Fu : fraîche, lumineuse et pleine du souffle de la vie quotidienne.

白露

白露

Dynastie Dynastie Song
Auteur Zhang Fu
Forme Poème

Vers originaux:

白露既下百草,秋兰亦复生芽。

天寒翠袖薄,日暮倚修竹。

早晚凉风至,萧萧闻马嘶。

露从今夜白,秋风渐寒时。

Traduction moderne:

La rosée blanche est déjà descendue sur les herbes, tandis que les orchidées d’automne font de nouveau naître de jeunes pousses. Le temps est froid et les manches vertes paraissent trop légères ; au crépuscule, elle s’appuie contre de hauts bambous. Matin et soir, les vents frais arrivent ; dans leur bruissement se fait entendre le hennissement des chevaux. À partir de cette nuit, la rosée blanchit et le vent d’automne devient progressivement plus froid.

Analyse:

Zhang Fu prend la Rosée Blanche pour arrière-plan et compose une atmosphère froide, solitaire et profonde. “白露既下百草” écrit la rosée répandue sur toutes les herbes, tandis que “秋兰亦复生芽” décrit les orchidées d’automne qui font naître de nouvelles pousses. La Rosée Blanche n’est donc pas seulement un temps de dépérissement, mais aussi un moment où une nouvelle vie recommence à germer. “天寒翠袖薄” reprend le vers de Du Fu “天寒翠袖薄,日暮倚修竹” et fait apparaître l’image solitaire d’une femme appuyée contre le bambou dans le crépuscule d’automne. “早晚凉风至,萧萧闻马嘶” mêle le vent frais au hennissement des chevaux pour former un paysage sonore automnal. Le dernier vers, “露从今夜白,秋风渐寒时”, indique directement les traits essentiels de la Rosée Blanche : la rosée qui blanchit et le vent d’automne qui devient de plus en plus froid. Le langage est simple et retenu, mais l’atmosphère demeure lointaine et profonde. Le poème mêle ainsi aux phénomènes naturels de la Rosée Blanche la solitude et la méditation caractéristiques du lettré.

白露日

白露日

Dynastie Dynastie Ming
Auteur Peng Sunyi
Forme Poème

Vers originaux:

白露初零玉宇清,天风袅袅动秋声。

千家砧杵催寒色,一雁关河带月明。

江上青山愁欲暮,镜中白发暗相惊。

年来渐觉欢情减,岂独逢秋感慨生。

Traduction moderne:

La Rosée Blanche commence à peine à tomber, et le ciel devient limpide et clair ; une brise céleste souffle doucement et fait naître les sons de l’automne. De mille foyers monte le bruit des maillets frappant le linge, comme pour hâter la venue du froid ; une oie solitaire traverse les passes et les rivières sous la clarté de la lune. Les montagnes vertes au bord du fleuve semblent s’attrister à l’approche du soir, tandis que les cheveux blancs dans le miroir me surprennent silencieusement. Ces dernières années, je sens peu à peu diminuer la joie dans mon cœur ; est-ce donc seulement parce que l’automne est venu que naissent ces pensées ?

Analyse:

Peng Sunyi prend le jour de la Rosée Blanche pour arrière-plan et écrit les multiples sentiments suscités par l’automne. “白露初零玉宇清” décrit la limpidité du ciel lorsque la rosée commence à tomber ; “天风袅袅动秋声” écrit le vent automnal qui fait doucement naître les sons de la saison. “千家砧杵催寒色” fait du bruit des maillets frappant les étoffes un signe de l’approche du froid. Dans les temps anciens, les femmes battaient les tissus afin de préparer des vêtements d’hiver pour ceux qui se trouvaient au loin ; le bruit du bloc et du maillet est ainsi devenu l’une des images sonores les plus représentatives de l’automne. “一雁关河带月明” écrit une oie solitaire traversant les passes et les rivières sous la lumière de la lune, réunissant l’éloignement de l’espace et le silence du temps nocturne. Dans le troisième distique, “江上青山愁欲暮” projette l’émotion sur le paysage et transforme le crépuscule des montagnes en « tristesse » ; “镜中白发暗相惊” écrit directement le saisissement devant le passage des années. Le dernier distique, “年来渐觉欢情减,岂独逢秋感慨生”, montre que l’émotion du poète ne vient pas simplement d’une tristesse conventionnelle devant l’automne, mais de l’inévitable vieillissement et d’une joie qui diminue avec les années. Le poème mêle ainsi à la méditation sur le terme solaire une réflexion plus profonde sur l’existence.
—

Continuez à explorer la culture de Rosée Blanche

Commentaires des Lecteurs

Passionnés de calendriers et de culture traditionnelle du monde entier, sous la même lune.

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour participer. Votre compte de commentaires sera créé automatiquement lors de la première connexion avec un compte associé.