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La Fin de la Chaleur

La Fin de la Chaleur Poésie

「四时俱可喜,最好新秋时。」

Début du terme solaire: 2027-08-22 – 2027-08-24
Lu You exprime la joie de la Fin des Chaleurs par les mots “最好新秋”, « le meilleur moment est celui du nouvel automne ». Yuan Zhen écrit : “向来鹰祭鸟,渐觉白藏深.” La poésie de la Fin des Chaleurs décrit souvent le retrait de la chaleur et la…

La poésie de la Fin des Chaleurs écrit souvent la fin de la chaleur, la naissance de la fraîcheur et les premiers jours du nouvel automne. Lu You, avec “四时俱可喜,最好新秋时”, exprime sa prédilection pour le début de l’automne ; Yuan Zhen, avec “向来鹰祭鸟,渐觉白藏深”, consigne les changements des phénomènes saisonniers. “处暑无三日,新凉直万金” : le poète compare la fraîcheur nouvelle à dix mille pièces d’or, exprimant toute la joie suscitée par le retrait de la chaleur et l’arrivée de l’automne. Les poètes écrivent les rapaces présentant leurs proies, le ciel et la terre commençant à prendre une gravité automnale, et les céréales arrivant à maturité, saisissant dans les trois phases saisonnières de la Fin des Chaleurs les signes les plus subtils du départ de l’été et de la venue de l’automne.

La Fin de la Chaleur / Poésie

Poésie de La Fin de la Chaleur

Chanter les saisons · Donner voix au cœur
悯农 · 其一

悯农 · 其一

Dynastie Dynastie Tang
Auteur Li Shen
Forme Ci (lyrique)

Vers originaux:

春种一粒粟,秋收万颗子。

四海无闲田,农夫犹饿死。

Traduction moderne:

Au printemps, on sème un grain de millet ; à l’automne, on en récolte dix mille. Dans tout le pays, aucun champ ne reste en friche, et pourtant les paysans continuent de mourir de faim.

Analyse:

Bien que le titre de ce poème ne mentionne pas explicitement la Fin des Chaleurs, le vers “秋收万颗子” est précisément l’image de la récolte automnale qui approche à cette période. Les deux premiers vers, “春种一粒粟,秋收万颗子”, utilisent le contraste saisissant entre “un grain” et “dix mille grains” pour montrer l’ampleur de l’abondance agricole ; c’est aussi une représentation fidèle de la maturation des cultures autour de la Fin des Chaleurs. Les deux derniers vers, “四海无闲田,农夫犹饿死”, opèrent un brusque retournement : le contraste entre un pays où aucune terre ne reste inutilisée et des paysans qui meurent pourtant de faim révèle la dure réalité d’une société féodale où ceux qui travaillent la terre avec acharnement ne parviennent même pas à assurer leur subsistance. Le langage du poème est extrêmement concis, mais sa force critique est profondément saisissante. Le titre “悯农”, « Compassion pour les paysans », exprime la profonde sympathie du poète pour ceux qui travaillent la terre ; la Fin des Chaleurs, prélude aux récoltes d’automne, est précisément le moment où cette compassion devrait être éveillée avec le plus d’intensité.

处暑

处暑

Dynastie Dynastie Song
Auteur Lü Benzhong
Forme Poème

Vers originaux:

平时遇处暑,庭户有馀凉。

乙纪走南国,炎天非故乡。

寥寥秋尚远,杳杳夜光长。

尚可留连否,年丰粳稻香。

Traduction moderne:

En temps ordinaire, lorsque vient la Fin des Chaleurs, il reste déjà une fraîcheur dans la cour et autour de la maison. Mais moi, errant dans les terres du Sud, je trouve ici une chaleur qui n’est pas celle de mon pays natal. L’automne demeure encore lointain et à peine perceptible, tandis que la nuit s’étire, profonde et longue. Puis-je encore m’attarder ici ? L’année est abondante, et le parfum du riz japonica mûr flotte déjà dans l’air.

Analyse:

Lü Benzhong prend la Fin des Chaleurs pour arrière-plan et écrit le sentiment d’un voyageur loin de chez lui. “平时遇处暑,庭户有馀凉” décrit la fraîcheur qui devrait normalement accompagner cette période ; “庭户有馀凉” souligne précisément la caractéristique saisonnière selon laquelle, à la Fin des Chaleurs, la chaleur estivale commence à cesser. Le deuxième distique, “乙纪走南国,炎天非故乡”, écrit l’errance du poète dans le Sud, où la chaleur de cette période ne correspond pas au climat de son pays natal ; implicitement, chez lui, la fraîcheur devrait arriver plus tôt et plus nettement. “寥寥秋尚远,杳杳夜光长” montre que, dans le Sud, l’automne se fait encore attendre, bien que les nuits commencent déjà à s’allonger. Le dernier distique, “尚可留连否,年丰粳稻香”, se conclut par une interrogation : puisque l’année est bonne et que le riz embaume, pourquoi faudrait-il se hâter de rentrer ? Le poème maintient un équilibre subtil entre la mélancolie du voyage et la joie de l’abondance.

处暑

处暑

Dynastie Dynastie Qing
Auteur Hongli (empereur Qianlong)
Forme Poème

Vers originaux:

究是行秋地,那更处暑时。

叶从人面落,爽自马头披。

烟驿长和短,云山幻复奇。

田畴看渐熟,惟有祝霜迟。

Traduction moderne:

Ce lieu est déjà fait pour parcourir l’automne, à plus forte raison maintenant que la Fin des Chaleurs est arrivée. Les feuilles tombent devant le visage, tandis que l’air frais vient de face au-dessus de la tête du cheval. Le long des routes de poste, les brumes s’étirent puis se resserrent ; sur les montagnes lointaines, les nuages se transforment en formes toujours plus étranges. Dans les champs, les cultures mûrissent peu à peu sous les yeux ; il ne reste qu’à souhaiter que les premières gelées arrivent plus tard.

Analyse:

Ce poème de l’empereur Qianlong écrit le paysage automnal de la Fin des Chaleurs depuis le point de vue d’un voyage impérial. “究是行秋地,那更处暑时” affirme dès l’ouverture que la Fin des Chaleurs est précisément un excellent moment pour parcourir les paysages d’automne. “叶从人面落” saisit le mouvement des feuilles tombant devant le visage, tandis que “爽自马头披” écrit la sensation de l’air frais venant droit vers le cavalier. L’une tombe, l’autre vient à sa rencontre : les deux images montrent un contact direct entre l’homme et l’automne. “烟驿长和短,云山幻复奇” décrit les brumes des relais de poste et les changements des nuages et des montagnes au cours du voyage ; les formes s’allongent, se raccourcissent et se transforment, mêlant observation réaliste et suggestion picturale. Le dernier distique, “田畴看渐熟,惟有祝霜迟”, écrit la maturation progressive des cultures et le seul souhait que la gelée vienne tard. C’est précisément le vœu le plus simple des paysans à cette époque : plus la gelée tarde, plus les récoltes peuvent parvenir pleinement à maturité. Le poème exprime ainsi un souhait paysan depuis la position élevée de l’empereur. Même si cette perspective porte inévitablement quelque chose d’un regard surplombant, l’attention portée aux récoltes d’automne demeure sincère.

处暑后风雨

处暑后风雨

Dynastie Dynastie Song
Auteur Qiu Yuan
Forme Poème

Vers originaux:

疾风驱急雨,残暑扫除空。

因识炎凉态,都来顷刻中。

纸窗嫌有隙,纨扇笑无功。

儿读秋声赋,令人忆醉翁。

Traduction moderne:

Un vent violent chasse une pluie pressante et balaie entièrement la chaleur qui subsistait encore. On comprend alors que le passage du chaud au frais peut se produire en un seul instant. Les fentes des fenêtres de papier deviennent gênantes parce qu’elles laissent entrer l’air froid, tandis que l’éventail de soie semble presque risible, désormais sans aucune utilité. Un enfant récite la *Rhapsodie sur le son de l’automne*, faisant revenir à l’esprit Ouyang Xiu, le Vieil Ivrogne.

Analyse:

Qiu Yuan écrit comment une pluie accompagnée de vent après la Fin des Chaleurs apporte un changement rapide vers la fraîcheur automnale. “疾风驱急雨,残暑扫除空” utilise les deux verbes énergiques “驱”, « chasser », et “扫”, « balayer », pour exprimer à la fois la violence du vent et de la pluie et la disparition complète de la chaleur résiduelle. “因识炎凉态,都来顷刻中” contient la réflexion centrale du poème : le passage de la chaleur à la fraîcheur peut se produire en un instant. Il s’agit du climat, mais aussi, en filigrane, des changements entre chaleur et froideur dans la vie humaine. “纸窗嫌有隙” écrit la fraîcheur automnale qui entre par les interstices des fenêtres de papier, devenus désormais importuns parce qu’ils laissent passer le vent ; “纨扇笑无功” personnifie avec humour l’éventail de soie, soudain devenu inutile. Dans le dernier distique, “儿读秋声赋,令人忆醉翁”, un enfant récite la *Rhapsodie sur le son de l’automne* d’Ouyang Xiu, faisant penser au détachement et à l’ouverture d’esprit du Vieil Ivrogne. En introduisant une allusion littéraire au sein du vent, de la pluie et de la fraîcheur automnale, le poème donne à la méditation saisonnière une profondeur culturelle plus grande.

处暑

处暑

Dynastie Dynastie Ming
Auteur Zhang Mu
Forme Poème

Vers originaux:

一岁频过处暑天,单衣初试晚风前。

庭前桐叶初飞落,枕上秋声已飒然。

病里光阴容我懒,闲中日月任人怜。

何时得遂归田计,稚子山妻共醉眠。

Traduction moderne:

Une année encore ramène les jours de la Fin des Chaleurs ; pour la première fois, j’essaie un vêtement léger devant la brise du soir. Devant la cour, les feuilles de parasolier commencent à tomber, et près de l’oreiller le murmure de l’automne se fait déjà entendre. Pendant la maladie, le temps me permet de demeurer dans l’indolence ; dans cette vie retirée, je laisse les jours et les mois s’écouler tandis que d’autres me prennent en pitié. Quand pourrai-je enfin accomplir mon projet de retourner aux champs et dormir dans l’ivresse auprès de mon jeune enfant et de mon épouse campagnarde ?

Analyse:

Zhang Mu prend la Fin des Chaleurs pour arrière-plan et écrit, depuis la maladie, son désir de retraite. “一岁频过处暑天” exprime le sentiment du retour cyclique des termes solaires dans le passage du temps ; “单衣初试晚风前” saisit le détail du vêtement léger que l’on commence à porter lorsque l’air se rafraîchit après la Fin des Chaleurs. “庭前桐叶初飞落,枕上秋声已飒然” associe les feuilles tombant devant la cour au son de l’automne près de l’oreiller, donnant une forme visuelle et auditive à la première arrivée de l’automne après cette période. “病里光阴容我懒,闲中日月任人怜” écrit l’indolence d’une vie retirée dans la maladie, laissant le temps s’écouler sans résistance. Le dernier distique, “何时得遂归田计,稚子山妻共醉眠”, exprime directement le souhait de se retirer et de retourner à la campagne. À mesure que l’automne s’affirme après la Fin des Chaleurs, vient aussi le désir du retour ; la vie rurale auprès du jeune enfant et de l’épouse devient alors l’aspiration la plus chaleureuse du cœur du poète. Le poème mêle ainsi au sentiment de la saison une réflexion profonde sur la vie.
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Commentaires des Lecteurs

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