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Grand Froid

Grand Froid Coutumes

「大寒迎年」

Début du terme solaire: 2027-01-20 – 2027-01-21
Le Grand Froid est associé à des coutumes telles que le grand nettoyage, le sacrifice de Weiya et la consommation de préparations à base de riz gluant. « 大寒迎年 » — le Grand Froid accueille la nouvelle année —, et la tradition populaire compte…

Les coutumes du Grand Froid s’articulent autour de « résister » et « accueillir » : résister, c’est affronter les derniers grands froids avec les vêtements et les couvertures les plus épais ainsi qu’avec les aliments les plus chauds ; accueillir, c’est préparer avec le plus grand soin et les rites les plus fervents l’arrivée imminente du printemps et du Nouvel An. Le cœur des coutumes du Grand Froid peut se résumer en neuf caractères : 腊、迎、食、冻、补、扫、洗、戏、备 — La, accueillir, manger, congeler, fortifier, balayer, laver, jouer et préparer. « La » désigne le sacrifice au Dieu du Foyer pendant le douzième mois lunaire : le Grand Froid tombe justement autour du vingt-troisième ou du vingt-quatrième jour du mois, lorsque les familles rendent hommage au Seigneur du Foyer et prient pour qu’il “上天言好事,下界保平安” — dise de bonnes choses lorsqu’il monte au Ciel et protège la paix lorsqu’il revient dans le monde humain. « Accueillir » renvoie au Grand Froid qui ouvre la période des préparatifs du Nouvel An : après lui vient le Début du Printemps, et l’on commence à enlever l’ancien pour faire place au nouveau, à préparer les mets conservés de fête et à acheter les provisions destinées à la plus importante des fêtes traditionnelles, la Fête du Printemps. « Manger » signifie consommer du riz gluant pour chasser le froid : pendant le Grand Froid, le riz gluant devient l’un des principaux aliments de la table, et le riz aux Huit Trésors, le riz gluant ou encore le gâteau pour dissiper le froid réchauffent et nourrissent le corps. « Congeler » renvoie aux poires et aux kakis congelés : dans le nord, les fruits sont laissés au gel avant d’être consommés, offrant une saveur glacée et sucrée. « Fortifier » désigne la fortification alimentaire du Grand Froid ; le peuple dit depuis longtemps “大寒大寒,防风御寒” — Grand Froid, Grand Froid, se protéger du vent et résister au froid —, et mouton, bœuf, soupe de poulet et autres aliments réchauffants apparaissent alors en abondance sur les tables. « Balayer » signifie éliminer la poussière : les familles procèdent à un grand nettoyage, se débarrassent des vieilleries et donnent à ce geste le sens de retirer l’ancien, établir le nouveau et chasser la malchance. « Laver » renvoie au bain : autour du Grand Froid, on se lave et l’on change de vêtements afin d’effacer la fatigue et la poussière accumulées pendant toute l’année. « Jouer » désigne les jeux sur glace : à cette période, la glace atteint son épaisseur et sa solidité maximales, et les activités hivernales du nord arrivent à leur apogée. « Préparer » signifie réunir les provisions du Nouvel An : aller aux marchés de fin d’année, acheter les couplets de printemps et préparer les pétards ; c’est au Grand Froid que l’atmosphère du Nouvel An devient la plus intense.

Grand Froid / Coutumes

Coutumes régionales de ce terme solaire

À chaque terre ses coutumes · À chaque lieu son souffle de printemps
Région Coutumes emblématiques Caractéristiques
Tout le pays, particulièrement le nord Sacrifice au Dieu du Foyer pendant le douzième mois lunaire

Le vingt-troisième ou vingt-quatrième jour du douzième mois, on offre au Seigneur du Foyer des melons de sucre et du maltose et l’on prie pour qu’il “上天言好事”

Tout le pays Accueillir le Nouvel An pendant le Grand Froid

Après le Grand Froid vient le Début du Printemps ; on balaie la poussière, écrit les couplets de printemps et prépare les provisions du Nouvel An

Sud de la Chine, surtout Jiangsu, Zhejiang, Guangdong et Guangxi Manger du riz gluant — riz aux Huit Trésors et riz gluant

Le riz gluant réchauffe et nourrit pendant le Grand Froid ; le riz aux Huit Trésors et le riz gluant en sont des mets emblématiques

Nord de la Chine — Nord-Est et Chine du Nord Manger des poires et des kakis congelés

Les poires et les kakis sont gelés avant d’être consommés ; ils deviennent très juteux, doux et rafraîchissants

Nanjing Boire de la soupe de poule — « un poulet pour chaque période de neuf jours »

“大寒大寒,防风御寒” ; à Nanjing, on fait mijoter une vieille poule pour se fortifier

Nord de la Chine — Beijing, Hebei, Nord-Est Jeux sur glace — patinage et traîneaux

Le Grand Froid correspond au moment où la glace est la plus épaisse et la plus solide ; patinage, traîneaux et compétitions sont alors très populaires

Beijing Manger le gâteau pour dissiper le froid

Dans le vieux Beijing, on mange au Grand Froid un gâteau de riz gluant cuit à la vapeur avec des fruits secs, symbole de « s’élever année après année »

Tout le pays Faire le sacrifice de Ya — Weiya

Autour du Grand Froid, on célèbre le dernier « Ya » de l’année, on honore le Dieu de la Terre et l’on organise un banquet pour remercier les employés

Lingnan — Guangdong Manger du riz gluant aux viandes salées

Au Grand Froid, le riz gluant est consommé pour réchauffer le corps, souvent avec viande salée et saucisse

Tout le pays « Laver la saleté » — se baigner

“年廿八,洗邋遢” — le vingt-huitième jour de l’année, laver la saleté ; autour du Grand Froid, on se baigne, change de vêtements et se débarrasse des influences néfastes

Tout le pays Recouvrir fenêtres et portes de papier

On pose du papier neuf sur les fenêtres et les interstices des portes afin de bloquer le vent, conserver la chaleur et remplacer l’ancien par le nouveau

Coutumes de Grand Froid

Rites saisonniers · Accueillir le printemps et les bénédictions
Sacrifice au Dieu du Foyer pendant le douzième mois

Sacrifice au Dieu du Foyer pendant le douzième mois

Dynastie Dynastie Zhou
Temps
Catégorie Sacrifice populaire

Régions où la coutume est répandue:

Tout le pays, particulièrement le nord

Activités:

Le sacrifice au Dieu du Foyer est l’une des plus importantes activités sacrificielles populaires autour du Grand Froid. Dans les croyances populaires, le Dieu du Foyer, ou Seigneur du Foyer, gouverne l’alimentation ainsi que les fortunes et les malheurs d’une famille. Chaque année, le vingt-troisième ou le vingt-quatrième jour du douzième mois lunaire, il monte au Ciel pour rendre compte à l’Empereur de Jade des bonnes et mauvaises actions de la maisonnée. Afin qu’il puisse “上天言好事,下界保平安” — dire de bonnes choses lorsqu’il monte au Ciel et préserver la paix dans le monde humain —, les familles organisent ce jour-là une cérémonie solennelle.

Les offrandes sont choisies avec soin : melon de sucre, maltose, sucre de Guandong et autres douceurs sont indispensables. On croit que le sucre peut coller la bouche du Dieu du Foyer afin qu’il ne prononce devant l’Empereur de Jade que des paroles agréables et ne rapporte rien de mauvais. Le melon de sucre est une friandise en forme de melon préparée à partir de maltose ; à la fois très sucrée et collante, elle convient parfaitement à l’idée de « coller la bouche ». Durant le sacrifice, on place devant le foyer du melon de sucre, de l’eau claire, des fèves destinées aux montures et d’autres offrandes, puis on brûle de l’encens, allume des bougies et consume des chevaux de papier afin d’envoyer respectueusement le Dieu du Foyer vers le Ciel. Dans le nord, on dit “男不拜月,女不祭灶” — les hommes ne rendent pas hommage à la lune, les femmes ne sacrifient pas au foyer —, de sorte que le rituel est généralement présidé par le chef masculin du foyer. Après la cérémonie, les melons de sucre sont distribués aux enfants, avec l’idée que « celui qui mange du melon de sucre aura la bouche douce ».

Le dicton populaire dit : “腊月二十三,糖瓜粘;腊月二十四,扫房子。” — le vingt-troisième jour du douzième mois, le melon de sucre colle ; le vingt-quatrième, on balaie la maison. Le sacrifice au Dieu du Foyer ouvre le prélude de la Fête du Printemps. Après cette cérémonie, les familles entrent véritablement dans le « mode Nouvel An » : on balaie la poussière, prépare les provisions et colle les couplets de printemps tandis que le Nouvel An se rapproche de plus en plus.

Origines historiques:

La coutume du sacrifice au Dieu du Foyer possède une histoire très ancienne. Le *Livre des Rites · Ordonnances Mensuelles* rapporte que, sous les Zhou, il existait déjà le rite consistant à « sacrifier au foyer », classé parmi les Cinq Sacrifices de l’État. Sous les Han, la pratique se répandit largement dans le peuple. Le *Livre des Han postérieurs · Biographie de Yin Shi* raconte comment Yin Zifang sacrifia une brebis jaune au foyer le jour La puis devint riche, récit qui contribua à renforcer encore la popularité de la coutume. Après les Song, la date se fixa au vingt-troisième ou au vingt-quatrième jour du douzième mois. Sous les Ming et les Qing, le rite se répandit dans tout le pays et devint l’une des principales activités religieuses populaires du mois. Le dicton “官三民四船家五” — fonctionnaires le vingt-trois, gens du peuple le vingt-quatre, bateliers le vingt-cinq — reflète les différences de date selon les groupes sociaux. Le sacrifice au Dieu du Foyer marque le commencement de « l’année » et constitue une manifestation concrète dans la vie quotidienne de l’idée chinoise d’« unité du Ciel et de l’homme » : chacun des actes humains est observé par le Ciel, et le bien comme le mal reçoit finalement sa récompense d’en haut.

Comment participer:

Le vingt-troisième ou le vingt-quatrième jour du douzième mois, on peut installer dans sa cuisine une image ou un autel du Dieu du Foyer, disposer du melon de sucre, des fruits et d’autres offrandes, puis brûler de l’encens. Si l’on ne souhaite pas pratiquer le rite, il est également possible d’acheter et de goûter du melon de sucre afin de découvrir la coutume. Dans le nord, les supermarchés en vendent pendant le douzième mois lunaire.

Lieux recommandés:

Accueillir le Nouvel An pendant le Grand Froid

Accueillir le Nouvel An pendant le Grand Froid

Dynastie
Temps
Catégorie Coutume de la vie quotidienne

Régions où la coutume est répandue:

Tout le pays

Activités:

Le Grand Froid coïncide souvent avec la fin de l’année. Après lui vient le Début du Printemps, et un nouveau cycle des Vingt-Quatre Termes Solaires est sur le point de commencer. C’est pourquoi de nombreuses coutumes de cette période portent particulièrement le sens de quitter l’ancien et accueillir le nouveau : enlever l’ancien pour préparer le neuf, faire mariner les mets du Nouvel An et préparer les provisions constituent le prélude à la fête traditionnelle que les Chinois considèrent comme la plus importante, la Fête du Printemps.

Les principales pratiques sont les suivantes : balayer la poussière, c’est nettoyer soigneusement la maison à l’intérieur comme à l’extérieur et enlever la poussière accumulée pendant l’année, afin de chasser la malchance et de dire adieu à l’ancien ; recouvrir les fenêtres de papier, c’est les tapisser de papier neuf afin de bloquer le vent et garder la chaleur tout en exprimant l’idée de renouvellement ; écrire les couplets de printemps, en les faisant écrire ou en les calligraphiant soi-même avant de les placer autour de la porte ; préparer les provisions du Nouvel An, en achetant tout ce qui sera nécessaire, de la viande salée et des saucisses aux bonbons et pâtisseries, des vêtements et chapeaux neufs aux feux d’artifice et pétards ; enfin, préparer les viandes conservées, car les jours autour du Grand Froid constituent aussi l’une des périodes culminantes pour la fabrication de viandes salées, saucisses et poissons conservés, qui remplissent alors les avant-toits.

Les proverbes agricoles disent : “大寒不寒,人马不安。” — si le Grand Froid n’est pas froid, hommes et chevaux seront inquiets — et “大寒到顶点,日后天渐暖。” — lorsque le Grand Froid atteint son sommet, le temps se réchauffe ensuite peu à peu. Après le Grand Froid, les pas du printemps se font de plus en plus proches. Les gens répondent au grand changement qui s’annonce entre Ciel et Terre par leurs préparatifs les plus actifs pour le Nouvel An.

Origines historiques:

La tradition d’accueillir la nouvelle année pendant le Grand Froid possède de profondes racines historiques. Son cœur réside dans « retirer l’ancien et établir le nouveau » : balayer la poussière et les influences néfastes de l’année écoulée afin d’accueillir les bénédictions et les espoirs de la nouvelle. Le *Livre des Rites · Ordonnances Mensuelles* mentionne déjà le « Grand Nuo » de fin d’année destiné à expulser les épidémies, rite qui évolua ensuite vers des coutumes telles que le nettoyage, le bain ou le changement de vêtements. La position particulière du Grand Froid, qui coïncide avec la fin de l’année, lui confère ainsi une double mission de « séparation » et « accueil » : il clôt le cycle des termes solaires tout en ouvrant la nouvelle année.

Comment participer:

Pendant le Grand Froid, on peut préparer le Nouvel An chez soi en procédant au grand nettoyage, en recouvrant les fenêtres, en collant des découpages de papier, en écrivant les couplets de printemps et en achetant les provisions. On peut aussi visiter des villages traditionnels ou des villages de culture populaire afin d’observer les scènes du douzième mois : viandes salées suspendues sous les avant-toits, couplets remplissant les rues, et atmosphère du Nouvel An devenant de plus en plus dense.

Lieux recommandés:

Faire le sacrifice de Ya

Faire le sacrifice de Ya

Dynastie
Temps
Catégorie Sacrifice commercial et coutume sociale

Régions où la coutume est répandue:

Tout le pays, particulièrement Fujian, Taïwan, Guangdong et autres régions méridionales

Activités:

« Faire Ya » est une importante coutume sacrificielle du monde commercial chinois, issue de l’ancien culte du Dieu de la Terre. Au cours de l’année, plusieurs sacrifices Ya sont célébrés selon la logique de « prier au printemps et remercier en automne » ; celui du seizième jour du douzième mois est le dernier de l’année et porte le nom de Weiya, ou « dernier Ya ». Dans la tradition populaire, cette journée est considérée comme particulièrement importante, et commerçants comme familles ordinaires rendent hommage au Dieu de la Terre afin de le remercier de sa protection pendant l’année écoulée.

Le point culminant du Weiya est le banquet de Weiya. Ce jour-là, les commerçants organisent un repas pour leurs employés afin de les remercier pour leur travail de l’année. Un plat y joue un rôle particulier : le poulet blanc découpé. La personne vers laquelle la tête du poulet était orientée était censée être celle qui, l’année suivante, « quitterait son emploi » ou recevrait une récompense. Si la tête était tournée vers le patron lui-même, cela signifiait que tous les employés resteraient en paix pendant l’année à venir. Avec l’évolution des temps, cette fonction d’« allusion » s’est progressivement atténuée, mais le banquet de Weiya est devenu une forme importante de dîner de fin d’année d’entreprise destiné à remercier le personnel.

Des expressions populaires telles que “打牙祭” et “牙祭” viennent précisément de cette coutume. Le sacrifice de Weiya associe étroitement le calendrier saisonnier, la culture commerciale et les relations communautaires et constitue une manifestation singulière de la rencontre entre croyances populaires et éthique des affaires en Chine.

Origines historiques:

Le « sacrifice Ya » vient du culte ancien du « dieu Ya », autrement dit du Dieu de la Terre. Le deuxième et le seizième jour de chaque mois, on rendait hommage à ce dieu ; cette pratique était appelée « faire Ya ». Le Weiya du seizième jour du douzième mois était le dernier Ya de l’année et également le plus solennel. La coutume s’est particulièrement développée dans le sud du Fujian, à Taïwan et dans d’autres régions. Sous les Tang et les Song, le banquet de Weiya évolua progressivement d’un pur sacrifice vers une occasion sociale durant laquelle les commerçants récompensaient leurs employés et où parents et amis se réunissaient. Sous les Ming et les Qing, Weiya devint l’une des coutumes de fin d’année les plus importantes du sud du Fujian et s’est transmise jusqu’à aujourd’hui.

Comment participer:

Autour du Grand Froid, les entreprises organisent souvent des banquets de Weiya ou des réunions annuelles auxquelles les employés participent autour de repas, tirages au sort et autres activités. Au banquet, on peut observer les plats traditionnels tels que le poulet blanc découpé et la coutume amusante concernant l’orientation de sa tête. Les commerçants peuvent également dresser un autel le seizième jour du douzième mois, rendre hommage au Dieu de la Terre et organiser un repas simple de Weiya.

Lieux recommandés:

Ville
Pékin Pékin
Manger du riz gluant

Manger du riz gluant

Dynastie
Temps
Catégorie Coutume alimentaire

Régions où la coutume est répandue:

Tout le pays, particulièrement le sud

Activités:

Manger des produits à base de riz gluant pendant le Grand Froid est une coutume alimentaire ancienne. Le riz gluant est chaud de nature et possède les effets de tonifier le centre, soutenir le qi, fortifier la rate et réchauffer l’estomac, ce qui correspond précisément aux besoins de la saison pour chasser le froid et maintenir la chaleur. Les manières de le consommer varient selon les régions, mais toutes s’organisent autour d’un même mot : « chaleur ».

Origines historiques:

Cette coutume est étroitement liée à l’ancienne culture rizicole du sud de la Chine. Le riz gluant y constitue depuis longtemps une importante céréale alimentaire et sa nature chaude, son goût doux et ses effets nourrissants sont mentionnés depuis longtemps dans la théorie médicale chinoise. Comme les températures atteignent leur minimum au Grand Froid, les anciens consommaient des préparations chaudes de riz gluant pour chasser le froid et reconstituer leurs forces, illustrant à la fois la sagesse selon laquelle « médecine et nourriture ont une même origine » et la philosophie saisonnière de « ne pas manger hors saison ».

Comment participer:

Pendant le Grand Froid, on peut préparer chez soi du riz aux Huit Trésors : faire tremper puis cuire à la vapeur le riz gluant, le mélanger avec jujubes rouges, graines de lotus, longanes, pâte de haricots rouges, noix et autres ingrédients, presser le tout dans un bol, cuire de nouveau à la vapeur puis le renverser dans un plat. On peut aussi déguster du riz aux Huit Trésors ou du riz gluant dans des restaurants du sud, ou acheter un gâteau pour dissiper le froid dans des maisons anciennes comme Beijing Daoxiangcun.

Lieux recommandés:

Manger des poires et des kakis congelés

Manger des poires et des kakis congelés

Dynastie Tang et Song
Temps
Catégorie Coutume alimentaire

Régions où la coutume est répandue:

Nord-Est, Chine du Nord et autres régions septentrionales

Activités:

Pendant le Grand Froid, le nord connaît un froid intense, et l’on profite des basses températures naturelles pour congeler les fruits avant de les manger. Poires congelées, kakis congelés et pommes congelées constituent des saveurs classiques de l’hiver. Pour préparer les poires congelées, on laisse dehors des variétés comme la poire Huagai ou la poire Qiubai afin qu’elles gèlent naturellement. Une fois entièrement gelées et lorsque leur peau devient brun foncé, elles peuvent être consommées. On les plonge d’abord quelques instants dans de l’eau froide jusqu’à ce qu’une fine coque de glace se forme à la surface ; lorsqu’on les retire, la chair s’est déjà assouplie et regorge de jus. Chaque bouchée est glacée, douce et débordante de jus, l’une des façons les plus réjouissantes de manger des fruits pendant l’hiver septentrional.

Les kakis congelés sont eux aussi consommés après congélation. Naturellement doux et moelleux, ils acquièrent une texture plus ferme après avoir gelé ; mangés à la cuillère, ils sont frais et sucrés, presque comme une glace naturelle au kaki. Un dicton populaire dit : “大寒吃冻梨,来年不分离” — manger une poire congelée au Grand Froid, c’est ne pas être séparé l’année suivante. Comme « 梨 », poire, et « 离 », séparation, sont homophones, l’expression « ne pas se séparer » transforme le fruit en symbole de bon augure et exprime le souhait d’une famille réunie.

Origines historiques:

Manger des poires et des kakis congelés est une culture alimentaire particulière créée par les populations du nord face à un environnement naturel rigoureux. Avant l’existence des réfrigérateurs, l’hiver du nord constituait un immense « congélateur naturel ». Les fruits récoltés en automne pouvaient être laissés dehors à geler et être conservés tout l’hiver. Les façons de préparer et de manger poires et kakis congelés ont été perfectionnées génération après génération, donnant naissance à une saveur hivernale propre au nord. Cette coutume illustre la sagesse consistant à transformer les contraintes du climat froid en avantages de la vie quotidienne.

Comment participer:

Pendant le Grand Froid, on peut acheter des poires et des kakis congelés sur les étals de fruits du nord. Pour les manger, les plonger quelques instants dans de l’eau froide jusqu’à ce qu’une coque de glace se forme, puis les retirer, les éplucher et les déguster. Hors du nord, il est aussi possible d’essayer en mettant poires ou kakis au congélateur.

Lieux recommandés:

Boire de la soupe de poule

Boire de la soupe de poule

Dynastie
Temps
Catégorie Coutume alimentaire et d’entretien saisonnier

Régions où la coutume est répandue:

Nanjing et environs

Activités:

Les habitants de Nanjing accordent depuis longtemps une grande importance à la fortification pendant le Grand Froid, et la tradition populaire connaît la coutume de « un poulet pour chaque période de neuf jours ». À partir du Solstice d’Hiver, on fait mijoter une vieille poule tous les neuf jours et l’on boit une marmite de soupe, jusqu’à la fin des neuf « neuf ». Le Grand Froid tombe entre le troisième et le quatrième « neuf », et la soupe de poulet devient alors l’un des plats principaux de la table hivernale.

À Nanjing, on accorde beaucoup d’importance au choix des ingrédients et à la maîtrise du feu : il faut utiliser une vieille poule élevée en plein air et la faire mijoter plusieurs heures à feu doux, sans trop d’assaisonnements, seulement avec quelques tranches de gingembre, des tronçons de ciboule et un peu de sel. Le bouillon obtenu est parfaitement limpide, doré et transparent, tandis que la viande devient tendre au point de se détacher de l’os. Un bol bien chaud de soupe de vieille poule réchauffe le corps de la tête aux pieds et dissipe tout le froid.

Origines historiques:

La coutume de boire de la soupe de poulet à Nanjing possède une longue histoire. “大寒大寒,防风御寒” — Grand Froid, Grand Froid, se protéger du vent et résister au froid — est un ancien proverbe de santé local. La médecine chinoise considère la viande de poulet comme chaude de nature, capable de réchauffer le centre, soutenir le qi, nourrir l’essence et remplir la moelle, ce qui la rend particulièrement adaptée à l’hiver. L’habitude de se fortifier avec de la soupe de poulet à Nanjing associe le rythme des saisons, la culture alimentaire régionale et les principes d’entretien de la médecine chinoise, illustrant la sagesse traditionnelle de « l’unité de la médecine et de l’alimentation ».

Comment participer:

Pendant le Grand Froid, on peut goûter la soupe de vieille poule dans les restaurants de Nanjing ou la préparer chez soi : choisir une vieille poule, ajouter quelques tranches de gingembre et des tronçons de ciboule, puis faire mijoter deux à trois heures avant de saler. Selon les goûts, on peut également ajouter des baies de goji, des jujubes rouges ou d’autres ingrédients nourrissants.

Lieux recommandés:

Ville
Nankin Nankin
Jeux sur glace

Jeux sur glace

Dynastie Dynastie Qing
Temps
Catégorie Activité sportive en plein air

Régions où la coutume est répandue:

Nord de la Chine — Beijing, Hebei, Nord-Est, etc.

Activités:

Le Grand Froid correspond au moment où, dans le nord, les couches de glace sont les plus épaisses et les plus solides. Les surfaces des rivières et des lacs sont alors fermes et planes, offrant les meilleures conditions pour les loisirs sur glace. Traîneaux, toupies de glace, hockey, tir à la corde sur glace et autres jeux atteignent leur apogée. Les gens courent et jouent sur la surface gelée, dissipant le grand froid par leurs rires.

Origines historiques:

Les jeux sur glace ont une longue histoire dans le nord de la Chine. Sous les Qing, l’empereur Qianlong assista à plusieurs reprises aux “冰嬉” sur l’étang Taiye, aujourd’hui Beihai, et ordonna aux peintres de la cour de réaliser le *冰嬉图*, transmis jusqu’à aujourd’hui. Les jeux populaires étaient encore plus libres et animés et constituaient une forme de divertissement hivernal appréciée des jeunes comme des plus âgés.

Comment participer:

Pendant le Grand Froid, on peut pratiquer ces activités dans les patinoires des grands parcs urbains du nord. À Beijing, celles de Beihai, Shichahai et du Palais d’Été restent généralement ouvertes jusqu’aux environs du Début du Printemps. Il est recommandé de choisir des installations officielles et de respecter les règles de sécurité.

Lieux recommandés:

Ville
Pékin Pékin
Ville
Shichahai Shichahai
Balayer la poussière

Balayer la poussière

Dynastie Printemps et Automnes
Temps
Catégorie Coutume domestique

Régions où la coutume est répandue:

Tout le pays

Activités:

Balayer la poussière est l’une des activités domestiques les plus importantes avant le Nouvel An. “腊月二十四,掸尘扫房子” — le vingt-quatrième jour du douzième mois, enlever la poussière et balayer la maison. On nettoie la maison de fond en comble, retirant toute la poussière accumulée pendant un an, avec le sens de “除陈布新”, enlever l’ancien et établir le nouveau. Toiles d’araignée et poussière des murs, fenêtres et toitures sont éliminées une à une, et meubles comme ustensiles sont nettoyés jusqu’à paraître neufs. Ce grand nettoyage n’est pas seulement une question d’hygiène, mais aussi une purification spirituelle : les contrariétés et la malchance de l’année écoulée sont balayées hors de la maison afin de libérer un espace propre pour la nouvelle année.

Origines historiques:

La coutume est très ancienne. Le *Lüshi Chunqiu* contient déjà des mentions du grand nettoyage de “岁除” à la fin de l’année. Les anciens associaient phonétiquement “尘”, poussière, et “陈”, ancien, de sorte que balayer la poussière revenait à “除陈布新”, quitter l’ancien et accueillir le nouveau. La pratique s’est transmise de génération en génération et demeure aujourd’hui l’un des plus importants rites domestiques avant le Nouvel An chinois.

Comment participer:

Autour du Grand Froid, on peut effectuer un nettoyage complet chez soi : balayer les pièces, essuyer portes et fenêtres, laver la literie et trier les objets accumulés, afin d’accueillir la Fête du Printemps dans un environnement propre et ordonné.

Lieux recommandés:

Culte des ancêtres pendant le Grand Froid

Culte des ancêtres pendant le Grand Froid

Dynastie Pré-Qin
Temps
Catégorie Rituel sacrificiel

Régions où la coutume est répandue:

Tout le pays, particulièrement le sud

Activités:

Le Grand Froid se situant à proximité de la Fête du Printemps, de nombreuses familles ont pour coutume d’honorer leurs ancêtres à la fin de l’année. On installe une table d’offrandes dans le temple ancestral domestique ou devant les tombes, on brûle encens et bougies, présente les trois animaux sacrificiels, brûle du papier-monnaie et accomplit des rites solennels. Le culte ancestral de fin d’année exprime à la fois la gratitude envers les ancêtres pour leur protection au cours de l’année et l’invitation à revenir au foyer afin de célébrer le Nouvel An et partager la réunion familiale de la Fête du Printemps.

Origines historiques:

La tradition remonte aux sacrifices La de la période pré-Qin. À la fin de l’année, les anciens offraient aux ancêtres et aux nombreuses divinités les oiseaux et animaux obtenus à la chasse, remerciant pour la protection reçue au cours de l’année et priant pour de bonnes récoltes l’année suivante. Cette tradition s’est transmise pendant des millénaires et continue aujourd’hui dans de nombreuses régions.

Comment participer:

Autour du Grand Froid, on peut installer chez soi les tablettes ancestrales ou se rendre au cimetière pour accomplir les rites. Certains villages traditionnels conservent encore des cérémonies collectives de culte ancestral qu’il est possible d’observer.

Lieux recommandés:

Recouvrir fenêtres et portes de papier

Recouvrir fenêtres et portes de papier

Dynastie
Temps
Catégorie Coutume de production domestique

Régions où la coutume est répandue:

Nord de la Chine

Activités:

Pendant le Grand Froid, les vents du nord sont particulièrement rigoureux. Autrefois, les maisons rurales laissaient passer l’air par les fentes des portes et des fenêtres ; pendant le douzième mois, on utilisait donc du papier neuf pour recouvrir les fenêtres et colmater les interstices des portes, afin à la fois de bloquer le vent, préserver la chaleur et exprimer l’idée de « remplacer l’ancien par le nouveau ». On employait généralement du papier blanc résistant ou du papier de chanvre : on appliquait d’abord de la colle sur le cadre, puis on posait le papier bien à plat et on le lissait avec les doigts jusqu’à ce qu’il adhère fermement. Une fois terminé, l’ensemble était parfaitement fermé et le vent froid ne pouvait plus pénétrer facilement.

Origines historiques:

Cette coutume est depuis longtemps répandue dans les campagnes du nord et constitue une forme traditionnelle de sagesse face au grand froid. Avant les doubles vitrages et les joints d’étanchéité modernes, recouvrir les fenêtres de papier était une préparation indispensable pour passer l’hiver. Le Grand Froid étant la période la plus froide de l’année, refaire les fenêtres pendant le douzième mois permettait non seulement de conserver la chaleur mais aussi d’accueillir la nouvelle année par le geste rituel consistant à « remplacer le vieux papier par du neuf ».

Comment participer:

Pendant le Grand Froid, on peut observer cette pratique dans les campagnes du nord. Dans les foyers urbains, on peut la remplacer par la pose de découpages de papier sur les fenêtres ou le changement des rideaux, tout en conservant le même sens de « retirer l’ancien et renouveler ».

Lieux recommandés:

洗邋遢

洗邋遢

Dynastie
Temps
Catégorie Coutume de la vie quotidienne

Régions où la coutume est répandue:

Tout le pays

Activités:

Le dicton dit : “年廿八,洗邋遢;年廿九,洗长久。” — le vingt-huitième jour de l’année, laver la saleté ; le vingt-neuvième, laver pour la longue durée. Autour du Grand Froid, notamment vers le vingt-huitième jour du douzième mois, on a l’habitude de se baigner et de changer de vêtements afin de laver la fatigue et la poussière accumulées pendant toute l’année et d’accueillir la nouvelle avec un corps et un esprit propres. En cantonais, “邋遢” désigne ce qui est sale ou malpropre ; “洗邋遢” signifie donc nettoyer entièrement son corps. On estime que ce bain de fin d’année n’est pas seulement une question d’hygiène, mais également un rite de « purification et d’accueil du nouveau » : on enlève les souillures et la malchance de l’année écoulée afin d’entrer proprement dans la nouvelle.

Origines historiques:

La coutume du bain de fin d’année possède une longue histoire. Le *Livre des Rites · Ordonnances Mensuelles* mentionne déjà le « bain et jeûne purificatoire » de fin d’année. Dans la société traditionnelle, se laver en hiver était peu pratique ; le bain collectif ou concentré de la fin de l’année devint donc un élément important des coutumes du Nouvel An. Cette pratique exprime à la fois le respect porté à l’année nouvelle et l’importance accordée à la propreté du corps.

Comment participer:

Autour du Grand Froid, il suffit de prendre chez soi un bain complet, de changer de vêtements et d’enfiler une tenue propre ou neuve afin d’accueillir la Fête du Printemps dans un état frais et net.

Lieux recommandés:

Travaux agricoles du Grand Froid

Travaux agricoles du Grand Froid

Dynastie
Temps
Catégorie Activité agricole

Régions où la coutume est répandue:

Zones rurales de tout le pays

Activités:

Le Grand Froid tombe en plein hiver. Dans le nord, les terres agricoles sont pour l’essentiel au repos, et les agriculteurs profitent de la saison creuse pour accumuler et préparer les engrais, réparer les outils agricoles et accomplir diverses tâches hivernales. Dans le sud, il faut protéger du froid et du gel les cultures qui passent l’hiver, comme le blé d’hiver et le colza, nettoyer rapidement les fossés, évacuer l’excès d’eau et appliquer une fumure de fin d’hiver afin de garantir un bon hivernage. La période autour du Grand Froid est également importante pour la taille des arbres fruitiers : les arboriculteurs taillent les branches afin de préparer la récolte de l’année suivante.

Origines historiques:

Les coutumes agricoles du Grand Froid sont l’accumulation de plusieurs millénaires de civilisation agricole chinoise. Des proverbes tels que “大寒不寒,人马不安” — si le Grand Froid n’est pas froid, hommes et chevaux seront inquiets — ou “大寒见三白,农人衣食足” — si trois blancheurs de neige apparaissent au Grand Froid, les agriculteurs auront suffisamment de quoi se vêtir et se nourrir — résument l’expérience climatique accumulée par les paysans au fil d’observations prolongées. Transmise oralement de génération en génération, cette sagesse agricole formait un véritable guide de la production traditionnelle chinoise.

Comment participer:

Pendant le Grand Froid, on peut visiter les campagnes afin de découvrir les activités de la saison creuse : préparation des engrais, réparation des outils, taille des arbres fruitiers, etc. Les parcs de tourisme agricole restent également ouverts en hiver.

Lieux recommandés:

Planter des pruniers pendant le Grand Froid

Planter des pruniers pendant le Grand Froid

Dynastie
Temps
Catégorie Coutume horticole

Régions où la coutume est répandue:

Lingnan — Guangdong, Fujian, Guangxi, etc.

Activités:

Dans le Lingnan existe la tradition de « planter des pruniers au Grand Froid ». À cette période, les pruniers sont en fleurs, la température du sol est appropriée et les pluies printanières ne sont pas encore arrivées ; c’est donc un moment idéal pour transplanter les arbres. Les habitants du Lingnan choisissent des plants de prunier autour du Grand Froid et les installent dans les cours ou dans des pots, à la fois pour embellir la maison et pour reprendre le sens auspicieux de « la fleur de prunier annonce le printemps ». Fleurissant parmi les premières au cœur de l’hiver désolé, elle est considérée comme la « première fleur annonçant le printemps » ; planter des pruniers pour accueillir la nouvelle saison exprime l’attente ardente du printemps à venir.

Origines historiques:

La coutume est étroitement liée au climat chaud et humide du Lingnan. La plantation et la transplantation des pruniers exigent un choix précis du moment saisonnier, et le Grand Froid constitue une période idéale. Dans le sud, l’amour des pruniers est ancien : planter, contempler et chanter leurs fleurs fait partie intégrante de la vie culturelle hivernale. Leur capacité à fleurir dans le froid les a également transformés en symbole de courage devant les difficultés et de persévérance indomptable.

Comment participer:

Autour du Grand Froid, on peut acheter des plants de prunier sur les marchés aux fleurs, les transplanter dans le jardin ou dans des pots, les fertiliser, les arroser et attendre leur floraison.

Lieux recommandés:

蒸供

蒸供

Dynastie
Temps
Catégorie Production domestique et coutume sacrificielle

Régions où la coutume est répandue:

Shandong, Hebei, Henan et autres régions du nord

Activités:

Dans le Shandong, le Hebei, le Henan et d’autres régions du nord, la période autour du Grand Froid est celle du “蒸供”, c’est-à-dire de la cuisson à la vapeur de préparations de pâte destinées à servir d’offrandes aux ancêtres et aux divinités pendant la Fête du Printemps : petits pains décoratifs, montagnes de jujubes, gâteaux aux jujubes, poissons de pâte, entre autres. Avec une pâte fermentée, on façonne toutes sortes de motifs auspicieux tels que pêches, grenades, lotus, hirondelles ou carpes ; une fois cuits à la vapeur, on les marque de points rouges. Ils servent à la fois d’offrandes aux dieux et aux ancêtres et de présents lorsqu’on rend visite à ses proches pendant le Nouvel An.

La « montagne de jujubes » est l’une des préparations les plus représentatives : la pâte est pétrie en formes arrondies, empilées couche après couche, avec des jujubes rouges placés entre chaque niveau, jusqu’à former une silhouette de montagne, d’où son nom. Le soir du Nouvel An, elle est offerte devant le foyer ou devant les tablettes ancestrales et symbolise “步步高升、甜甜蜜蜜” — s’élever pas à pas et mener une vie douce et heureuse.

Origines historiques:

La coutume vient de la culture des aliments à base de farine du nord et des traditions sacrificielles de la Fête du Printemps. Dans ces régions, les aliments de farine constituent la base de l’alimentation et les techniques de façonnage sont particulièrement élaborées. Avant et pendant la Fête du Printemps, les gens utilisent ces offrandes raffinées pour exprimer leur respect aux ancêtres et aux divinités. Cuire les offrandes à la vapeur pendant le douzième mois constitue une étape importante des préparatifs de Nouvel An dans les campagnes septentrionales et reste encore très répandu dans le Shandong, le Hebei et ailleurs. Vapeur et parfum du blé se mêlent, et l’atmosphère du Nouvel An arrive en avance au cœur du Grand Froid.

Comment participer:

Autour du Grand Froid, on peut observer cette activité dans les villages du nord : pétrissage, fermentation, façonnage et cuisson à la vapeur, jusqu’à ce que pains décoratifs et montagnes de jujubes sortent au milieu de nuages de vapeur. Il est également possible de préparer chez soi de simples pains décoratifs ou des *mantou* aux jujubes afin de découvrir cette tradition.

Lieux recommandés:

Conclusion

Quand les rites se perdent, cherchez-les parmi le peuple · Les coutumes deviennent culture

La formation des coutumes du Grand Froid constitue un art du temps dans lequel les anciens accomplissaient simultanément l’adieu et l’accueil au moment le plus froid de l’année. Le Grand Froid est la dernière étape des Vingt-Quatre Termes Solaires : “寒气之逆极,故谓大寒” — parce que le froid atteint son extrême, on l’appelle Grand Froid. Pourtant, la « grandeur » du Grand Froid ne réside pas seulement dans l’extrême du froid, mais aussi dans le fait que le Début du Printemps vient immédiatement après. À ce point particulier qui relie ce qui s’achève à ce qui commence, les Chinois ont intégré la double tâche consistant à dire adieu à l’ancien et accueillir le nouveau dans un système complet de coutumes : balayer la poussière et enlever l’ancien, se rendre aux marchés de fin d’année, préparer les provisions, rendre hommage au Dieu du Foyer et prier pour les bénédictions. Tout cela constitue à la fois un adieu solennel à l’année passée et un accueil chaleureux du nouveau printemps.
Au fil du temps, le Grand Froid s’est entièrement fondu dans le «忙年», l’intense période de préparation précédant la Fête du Printemps. Pendant le Grand Froid, chaque foyer « balaie la poussière » : le grand nettoyage de fin d’année enlève les saletés et les influences néfastes accumulées, tout en préparant matériellement l’espace destiné à recevoir la nouvelle année. On se presse aux marchés, on achète les provisions, les foules remplissent les rues marchandes et l’atmosphère du Nouvel An devient de plus en plus forte au milieu du bruit des échanges. Le sacrifice de Weiya est le dernier rite annuel au cours duquel les commerçants rendent hommage au Dieu de la Terre, et il constitue également l’origine ancienne des banquets d’entreprise modernes de fin d’année. Tout le système coutumier résumé dans « 大寒迎年 » — le Grand Froid accueille la nouvelle année — est précisément le prélude et la préparation de la culture chinoise du Nouvel An.
Lorsque le vent glacé du Grand Froid passe sous les avant-toits couverts de viandes salées, et qu’un grand nettoyage de fin d’année redonne à une vieille maison un aspect entièrement neuf, les coutumes du Grand Froid ne sont plus seulement le terme final du cycle saisonnier. Elles deviennent un rite par lequel les Chinois utilisent toute leur attente du printemps pour faire fondre la dernière gelée de l’hiver. Ciel et Terre achèvent ici un cycle, tandis que le cœur humain, lui, est déjà arrivé au printemps.
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Commentaires des Lecteurs

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