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Fête Zhongyuan

Fête ZhongyuanOrigines de la Fête de Zhongyuan

「 目连救母,设盂兰盆,地官赦罪,解倒悬苦。 」

Le Festival des Fantômes est issu des anciens festivals d’adoration des ancêtres. Dans l’Antiquité, lorsque les récoltes mûrissaient au septième mois lunaire, les gens offraient les céréales fraîchement récoltées à leurs ancêtres, appelé «…

Le Festival des Fantômes est issu d’un ancien festival d’adoration des ancêtres. Dong Zhongshu de la dynastie Han occidentale, dans son Rosée Luxuriante des Annales de Printemps et d’Automne (《春秋繁露》), mentionne : « Dans l’Antiquité, il y avait quatre sacrifices saisonniers… le printemps s’appelait Ci, l’été s’appelait Yue, l’automne s’appelait Chang, l’hiver s’appelait Zheng… Chang signifiait déguster le millet et d’autres céréales au septième mois. » Dans l’Antiquité, lorsque les récoltes mûrissaient au premier mois de l’automne (le septième mois lunaire), les gens offraient des melons, des fruits, des légumes et des céréales comme le millet fraîchement récoltés à leurs ancêtres — c’était appelé « Dégustation d’Automne » (秋尝) ou « Offrande du Nouveau » (荐新), ce qui signifie laisser les ancêtres goûter la nouvelle récolte en automne. La désignation du 15e jour du septième mois lunaire comme le Festival des Fantômes provient de la tradition taoïste selon laquelle l’Officiel de la Terre pardonne les péchés ce jour‑là. Après l’introduction du bouddhisme en Chine, il fusionna avec le Festival de Yulanpen — qui provient de l’histoire de Mulian voyant sa mère souffrir dans le royaume des fantômes affamés et cherchant de l’aide auprès du Bouddha, qui, ému par sa piété filiale, lui conféra le Soutra de Yulanpen. Le Festival des Fantômes provient de l’ancien calendrier luni‑solaire et prit forme dans la période ancienne de la civilisation étatique, incarnant la révérence des ancêtres chinois pour leurs aïeux et le respect des lois du ciel.

Fête Zhongyuan / Origines de la Fête de Zhongyuan
Plus que 297 jours avant Fête Zhongyuan 16/08/2027 · Lunaire 七月十五

Le Nom « Festival des Fantômes »

Origines et récits · Sur les traces du passé

Le Festival des Fantômes possède un système extrêmement riche de noms, ce qui reflète précisément la diversité de ses origines culturelles et la complexité de sa fusion de coutumes. Chaque nom est une marque laissée par l’histoire sur le festival.

L’Origine Taoïste de « Zhongyuan »

Le nom « Zhongyuan » (Prime Médiane) provient à l’origine du taoïsme. Le taoïsme désigna les 15e jours des premier, septième et dixième mois lunaires comme Shangyuan (Prime Supérieure), Zhongyuan (Prime Médiane) et Xiayuan (Prime Inférieure), collectivement appelés les « Trois Primes ». Les « Trois Primes » désignent les trois éléments du ciel, de la terre et de l’eau. Le taoïsme soutient que l’Officiel Céleste accorde des bénédictions, l’Officiel de la Terre pardonne les péchés et l’Officiel de l’Eau soulage les calamités. Les trois divinités descendent dans le monde humain à leurs jours de Prime respectifs pour examiner le bien et le mal et dispenser fortune et malheur. Le 15e jour du septième mois est l’anniversaire de l’Officiel de la Terre. Les écritures taoïstes mentionnent qu’en ce jour, l’Officiel de la Terre tient le registre des âmes humaines, examine le bien et le mal et accorde des pardons. Pour les gens ordinaires, le Festival des Fantômes n’est pas seulement un jour pour prier pour le pardon de l’Officiel de la Terre mais porte également des souhaits de bénédictions, de bonne fortune et de dissipation des calamités.

La Signification Sanskrite de « Yulanpen »

Le bouddhisme appelle le 15e jour du septième mois le « Festival de Yulanpen ». « Yulanpen » est une translittération du mot sanskrit « Ullambana », qui signifie à l’origine « sauver ceux qui sont suspendus la tête en bas » — délivrer les âmes souffrant en enfer. « Yulan » signifie « suspendu la tête en bas », décrivant la souffrance des êtres dans le royaume des fantômes affamés comme s’ils étaient suspendus la tête en bas ; « pen » est un récipient pour contenir les offrandes. « Yulanpen » ensemble signifie remplir un bassin de cent saveurs et cinq fruits pour offrir à la communauté monastique des dix directions, afin de soulager la souffrance de ceux qui sont suspendus la tête en bas.

Le Nom Populaire « Moitié du Septième Mois »

Parmi les gens du peuple, le nom le plus simple pour le festival est « Moitié du Septième Mois » (七月半) ou « Pleine Lune du Septième Mois ». « Wang » signifie jour de pleine lune — le 15e jour du mois lunaire lorsque la lune est pleine. Ce nom n’implique ni religion ni croyance — seulement le temps : le 15e jour du septième mois, la nuit de la pleine lune. C’est le nom le plus ancien et le plus simple, qui pointe directement vers le fondement astronomique du festival — le wangri (jour de pleine lune) dans le calendrier luni‑solaire.

L’Impression Séculière de « Festival des Fantômes »

Le festival est communément connu sous le nom de « Festival des Fantômes » parmi le peuple. Ce nom provient de la croyance populaire traditionnelle selon laquelle le septième mois lunaire est le « Mois des Fantômes ». Les gens croient que le premier jour du septième mois, le Roi des Enfers ouvre les portes du monde souterrain pour libérer les fantômes errants, et le 15e jour du septième mois, les portes se referment. Ainsi, le 15e jour du septième mois devint le jour pour renvoyer les fantômes, en faisant le « Festival des Fantômes ». Bien que ce nom ait une couleur mystérieuse, il reflète le plus directement la fonction centrale du festival dans la croyance populaire — offrir des sacrifices et délivrer les âmes des défunts.

Autres Noms

Le Festival des Fantômes a également d’autres noms tels que « Nourrir les Solitaires » (施孤), « Jour des Morts » (亡人节), « Festival du Melon » (瓜节) et « Festival de la Piété Filiale » (孝亲节). « Nourrir les Solitaires » signifie donner des offrandes aux fantômes errants solitaires ; « Jour des Morts » pointe directement vers le thème du deuil des défunts ; « Festival du Melon » se rapporte à la coutume d’offrir des melons aux ancêtres lorsqu’ils mûrissent au septième mois ; « Festival de la Piété Filiale » souligne la piété filiale contenue dans le festival. Chacun de ces différents noms est une marque laissée par le long fleuve de l’histoire sur le festival, formant collectivement la riche et diverse face culturelle du Festival des Fantômes.

Origines du Festival

Origines et récits · Sur les traces du passé

La formation du Festival des Fantômes ne provient pas d’une seule tradition mais de la fusion progressive de trois fils culturels sur une longue période historique. Ces trois fils sont : l’adoration des ancêtres de « Dégustation d’Automne » du septième mois dans la période pré‑Qin — c’est le plus ancien gène culturel du festival ; la croyance taoïste dans les Trois Officiels de la fin de la dynastie Han orientale — qui fournit au festival le nom « Zhongyuan » ; et la traduction du Soutra de Yulanpen bouddhiste dans la dynastie Jin occidentale — qui infusa au festival l’histoire de « Mulian sauvant sa mère ». Convergeant de différentes directions, ils se fusionnèrent dans le long fleuve de l’histoire, formant finalement le Festival des Fantômes tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Adoration des Ancêtres de Dégustation d’Automne

L’origine la plus ancienne du Festival des Fantômes remonte à l’adoration des ancêtres de « Dégustation d’Automne » du septième mois dans la période pré‑Qin. C’est la racine culturelle la plus profonde et la plus essentielle du festival.

Bien avant la naissance de la civilisation étatique, les ancêtres chinois choisirent une voie agraire de production économique et étaient particulièrement sensibles aux changements des quatre saisons. Dès les dynasties Xia, Shang et Zhou, la tradition rituelle de « l’adoration des ancêtres des quatre saisons » s’était déjà établie — les ancêtres étaient adorés à chaque saison : printemps, été, automne et hiver. Le Livre des Rites · Règlements Royaux mentionne : « Les sacrifices dans les temples ancestraux du Fils du Ciel et des seigneurs féodaux s’appelaient Ci au printemps, Di en été, Chang en automne et Zheng en hiver. » Cela signifie que le Fils du Ciel et les seigneurs féodaux sacrifiaient à leurs ancêtres à chaque saison, avec des noms différents pour différentes saisons. « L’automne s’appelait Chang » — le sacrifice d’automne s’appelait « Chang » (Dégustation). Dong Zhongshu de la dynastie Han expliqua en outre dans son Rosée Luxuriante des Annales de Printemps et d’Automne · Quatre Sacrifices : « Chang signifiait déguster le millet et d’autres céréales au septième mois. » Le Rosée Luxuriante des Annales de Printemps et d’Automne · Quatre Sacrifices mentionne également : « Dans l’Antiquité, il y avait quatre sacrifices saisonniers… le printemps s’appelait Ci, l’été s’appelait Yue, l’automne s’appelait Chang, l’hiver s’appelait Zheng… Chang signifiait déguster le millet et d’autres céréales au septième mois. » Les anciens offraient des sacrifices à leurs ancêtres aux quatre saisons, et au septième mois ils présentaient des melons, des fruits, des légumes et des céréales comme le millet fraîchement récoltés — c’était appelé « Dégustation d’Automne » (秋尝), également connu sous le nom de « Offrande du Nouveau » (荐新) ou « Déguster le Nouveau » (尝新) — ce qui signifie laisser les ancêtres goûter la nouvelle récolte en automne.

Au premier mois de l’automne, les récoltes mûrissaient les unes après les autres. Les anciens présentaient souvent le millet, les céréales, les légumes et les fruits fraîchement récoltés à leurs ancêtres à ce moment — c’était la « Dégustation d’Automne », également connue sous le nom « d’Offrande du Nouveau » ou « Déguster le Nouveau ». Le Livre des Rites · Ordonnances Mensuelles mentionne : « En ce mois, les agriculteurs apportent le grain ; le Fils du Ciel goûte le nouveau et l’offre d’abord dans le temple du sommeil. » Cela signifie qu’au premier mois de l’automne, les agriculteurs récoltaient les grains mûrs, et le Fils du Ciel offrait les grains fraîchement récoltés dans le temple du sommeil pour sacrifier à ses ancêtres. Le Fils du Ciel accomplissait également le rituel de « Déguster le Nouveau », offrant les nouveaux grains à ses ancêtres. Du Fils du Ciel aux seigneurs féodaux en passant par les gens ordinaires, tous devaient d’abord honorer leurs ancêtres après la récolte d’automne avant de goûter eux‑mêmes les nouveaux aliments.

La logique profonde de la « Dégustation d’Automne » est que « toutes choses ont leur origine dans le ciel, et les humains ont leur origine dans les ancêtres ». Dans l’Antiquité, lorsque la productivité était faible, le succès de l’agriculture était confié à la protection des esprits et des ancêtres. Après la récolte, offrir d’abord aux ancêtres était à la fois une expression de gratitude et une prière pour des bénédictions continues dans l’année à venir. Comme l’a dit le folkloriste Xiao Fang, au septième mois lunaire, lorsque les nouveaux grains mûrissaient, les anciens offraient d’abord le nouveau riz de l’année à leurs ancêtres, leur rendant compte et les remerciant ; le 15e jour du septième mois était à l’origine un festival d’automne d’adoration des ancêtres.

Initialement, la date de l’adoration des ancêtres de « Dégustation d’Automne » n’était pas fixe. Au premier mois de l’automne, le Fils du Ciel goûtait le nouveau et l’offrait dans le temple, mais le jour spécifique n’était pas prescrit. Plus tard, ce rituel se fixa progressivement autour du 15e jour du septième mois — généralement le premier jour de pleine lune après le Début de l’Automne. Ce processus de focalisation était étroitement lié au système de connaissance temporelle du calendrier luni‑solaire. Dans le calendrier luni‑solaire, le wangri (jour de pleine lune, le 15e jour) était le nœud temporel le plus important — la pleine lune brillait intensément, ce qui en faisait le meilleur moment pour que les premiers peuples organisent d’importants rituels de la vie tels que les sacrifices et les célébrations. Le premier wangri de chaque saison était encore plus important que les autres wangri. Le wangri du septième mois devint ainsi le meilleur moment pour l’adoration des ancêtres de « Dégustation d’Automne ». Comme l’ont souligné les chercheurs, l’adoration des ancêtres de « Dégustation d’Automne » était le plus ancien rituel sacrificiel du septième mois en Chine, et l’on peut dire que l’adoration des ancêtres de Dégustation d’Automne fut l’origine la plus ancienne du Festival des Fantômes. L’adoration des ancêtres et l’éthique du clan représentées par la « Dégustation d’Automne » devinrent le contenu central de la « piété filiale » confucéenne. Le rituel de « Dégustation d’Automne » avait la fonction d’unir le clan, d’honorer les ancêtres et de renforcer les liens familiaux.

Le Fil Taoïste

Si l’adoration des ancêtres de « Dégustation d’Automne » est la « racine » du Festival des Fantômes, alors la croyance taoïste dans les Trois Officiels est le « nom » du festival — c’est le taoïsme qui nomma le 15e jour du septième mois « Zhongyuan », donnant au festival son marqueur culturel le plus important.

La croyance taoïste dans les Trois Officiels remonte à la fin de la dynastie Han orientale. La Voie des Cinq Pics de Riz, une importante secte taoïste de la fin de la dynastie Han, soutenait que l’Officiel Céleste accorde des bénédictions, l’Officiel de la Terre pardonne les péchés et l’Officiel de l’Eau soulage les calamités. Le taoïsme vénère les Trois Officiels du Ciel, de la Terre et de l’Eau comme de grandes divinités qui gouvernent la fortune et le malheur humains. Selon la théorie taoïste du Yin‑Yang et des Cinq Éléments, les trois nuits de pleine lune des 15e jours des premier, septième et dixième mois furent désignées comme Shangyuan, Zhongyuan et Xiayuan, respectivement, comme les anniversaires de l’Officiel Céleste, de l’Officiel de la Terre et de l’Officiel de l’Eau. À partir de la dynastie Han, la croyance dans les Trois Officiels circula entre le peuple et les ordres religieux, et à travers les dynasties du Nord et du Sud, les Tang et les Song, elle devint de plus en plus mûre, formant finalement une pratique de croyance centrée sur les festivals des Trois Primes. Selon le Xuan du da xian jing taoïste, le 15e jour du septième mois, l’Officiel de la Terre tient le registre des âmes humaines, examine le bien et le mal et accorde des pardons.

Dans la croyance taoïste, l’Officiel de la Terre est chargé de pardonner les péchés, supervisant spécifiquement le bien et le mal dans le monde humain, évaluant les mérites et les démérites, et le 15e jour du septième mois, le Festival de Zhongyuan, descendant dans le monde humain pour pardonner les péchés des défunts et soulager leur souffrance. Les disciples taoïstes préparaient des offrandes végétariennes ce jour‑là, sacrifiaient à leurs ancêtres et priaient pour que l’Officiel de la Terre pardonne les péchés de leurs ancêtres. Le sens central du nom « Zhongyuan » est le « pardon des péchés » — non seulement pardonnant les péchés des vivants mais aussi les péchés des défunts. Ce concept de « pardon » infusa à l’adoration populaire des ancêtres une signification religieuse plus profonde — l’adoration des ancêtres n’était pas seulement le souvenir mais aussi la recherche du pardon et de la libération pour ses ancêtres.

Après le développement pendant la période des Six Dynasties, les jours des Trois Assemblées se combinèrent avec le concept des Trois Primes, et avec le soutien officiel sous la dynastie Tang, les jours des Trois Primes de Shangyuan, Zhongyuan et Xiayuan se standardisèrent comme des festivals pour les bénédictions, l’adoration des ancêtres et l’adoration des divinités, avec l’empereur conduisant les fonctionnaires dans les rituels. La dynastie Tang désigna le taoïsme comme religion d’État, et le taoïsme énuméra le ciel, la terre et l’eau comme les trois principaux éléments de l’espace. À la mi‑fin des Tang, le « Festival de Zhongyuan » avait remplacé le « Festival de Yulanpen » comme nom de festival fixe, et les connotations idéologiques de l’adoration des ancêtres, de la révérence au Bouddha et du respect du taoïsme furent consolidées. Dans la mi‑fin des Tang, le « Festival de Zhongyuan » devint un nom fixe. Le terme taoïste « Zhongyuan » fut largement accepté parmi le peuple, et les rituels taoïstes s’étendirent également des cérémonies de bénédiction impériales aux pratiques populaires de soulagement des catastrophes.

Intégration Bouddhiste

Si l’adoration des ancêtres de « Dégustation d’Automne » est la « racine » du Festival des Fantômes et la croyance taoïste dans les Trois Officiels son « nom », alors le Festival Bouddhiste de Yulanpen est son « âme » — l’histoire de « Mulian sauvant sa mère » a fourni au festival son noyau émotionnel le plus émouvant.

Le terme « Festival de Yulanpen » provient de l’histoire bouddhiste de Mulian sauvant sa mère et est une translittération du sanskrit « Ullambana », qui signifie à l’origine « sauver ceux qui sont suspendus la tête en bas ». Selon le Soutra du Bouddha Parlant de Yulanpen traduit par Dharmaraksa de la dynastie Jin occidentale, Mulian (également connu sous le nom de Maudgalyayana), l’un des dix grands disciples de Sakyamuni, après avoir atteint l’état d’arhat, utilisa son œil divin pour voir sa mère défunte souffrant dans le royaume des fantômes affamés, émaciée et incapable de manger. Mulian était profondément affligé et lui envoya de la nourriture dans un bol, mais dès que la nourriture atteignit les mains de sa mère, elle se transforma en charbon ardent. Mulian chercha de l’aide auprès du Bouddha. Le Bouddha dit à Mulian que les péchés de sa mère étaient si profonds qu’il ne pouvait pas la sauver seul ; il devait, le 15e jour du septième mois — le jour où la communauté monastique terminait sa retraite d’été — préparer cent saveurs de nourriture et d’offrandes pour la communauté monastique des dix directions, et compter sur leur pouvoir collectif pour la sauver. Mulian suivit les instructions du Bouddha et sauva avec succès sa mère du royaume des fantômes affamés. Par la suite, Mulian étendit cela aux autres et suggéra au Bouddha que tous les disciples monastiques et laïcs souhaitant pratiquer la piété filiale puissent faire des offrandes de Yulanpen le 15e jour du septième mois pour racheter leurs parents de la vie présente et pour sept générations passées, établissant ainsi le Festival de Yulanpen le 15e jour du septième mois. Le Soutra de Yulanpen est donc connu comme le Classique de la Piété Filiale bouddhiste et est la véritable origine du « Festival de Yulanpen ».

Lorsque le bouddhisme entra pour la première fois en Chine, il adhéra à la doctrine originale de ne pas honorer les rois ni les parents, ce qui entrait en conflit profond avec la culture confucéenne qui mettait l’accent sur la parenté de sang et les relations humaines. Plus tard, le bouddhisme s’adapta aux coutumes locales et combina l’assemblée de Yulanpen avec la coutume traditionnelle de « Dégustation d’Automne », formant le festival de piété filiale bouddhiste avec des caractéristiques culturelles éthiques chinoises — le Festival de Yulanpen. Les connotations morales contenues dans le Festival de Yulanpen — honorer les parents, délivrer les ancêtres et montrer de la compassion à tous les êtres — résonnaient avec les valeurs confucéennes de bienveillance et de piété filiale et correspondaient aux émotions et aux souhaits du peuple, se répandant ainsi largement parmi la population. La légende de Mulian apportée par le bouddhisme donna naissance à des coutumes festives telles que les représentations de l’opéra de Mulian. L’histoire de Mulian sauvant sa mère intégra parfaitement les concepts bouddhistes de délivrance, l’esprit confucéen de piété filiale et les traditions populaires d’adoration des ancêtres, devenant le récit culturel le plus profondément enraciné du Festival des Fantômes.

L’empereur Wu de la dynastie Liang dans les dynasties du Sud vénérait le bouddhisme. En la quatrième année de l’ère Datong (538 apr. J.‑C.), il établit le « banquet végétarien de Yulanpen » au Temple Tongtai, et par la suite « à chaque 15e jour du septième mois, des offrandes étaient envoyées à tous les temples ». Sous l’atmosphère prévalente de révérence bouddhiste, les coutumes bouddhistes se fusionnèrent avec le Festival des Fantômes traditionnel, évoluant vers l’assemblée de Yulanpen. Selon le Jingchu Suishiji compilé pendant cette période : « Le 15e jour du septième mois, les moines, moniales et laïcs préparent tous des offrandes pour les temples… avec des mérites de sept feuilles, et les envoient avec des bannières, des fleurs, des chants, des tambours et des fruits. » Cela montre que pendant les dynasties du Sud, l’assemblée de Yulanpen était déjà devenue un grand festival auquel participaient à la fois les monastiques et les laïcs.

Coutumes Centrales

Origines et récits · Sur les traces du passé

Les coutumes du Festival des Fantômes sont riches et diverses, englobant de solennels rituels sacrificiels, de chaudes activités populaires et un esprit religieux de salut universel.

Adoration des Ancêtres

L’adoration des ancêtres est la coutume la plus centrale du Festival des Fantômes. Avec le réveillon du Nouvel An, le Festival de Qingming et le Festival du Double Neuf, le Festival des Fantômes est l’un des quatre grands festivals traditionnels d’adoration des ancêtres de Chine. Les gens croient que les ancêtres reviendront également à la maison pour visiter leurs descendants à ce moment, ils doivent donc être adorés. Les activités populaires d’adoration des ancêtres ne se limitent pas à un seul jour ; généralement, par certains rituels, les esprits des ancêtres sont invités à la maison la nuit, et du thé et de la nourriture sont offerts trois fois par jour — matin, midi et soir — jusqu’à ce qu’ils soient renvoyés. Lorsqu’on les renvoie, on brûle de l’argent en papier et des paquets, appelé « brûler bao yi ». Dans certaines régions, le Festival des Fantômes est un jour d’adoration des ancêtres plus important que Qingming ou le Festival du Double Neuf. L’adoration des ancêtres lors du Festival des Fantômes incarne la perfection de la piété filiale. La piété filiale est la racine de la culture chinoise, et le respect en est le fondement. Le Festival des Fantômes porte le sens culturel de « se souvenir révérencieusement du passé » et incarne l’appréciation des liens familiaux, servant de lien important reliant la tradition et la modernité et consolidant la mémoire culturelle nationale.

Lâcher de Lanternes de Rivière

Le lâcher de lanternes de rivière (aussi appelées lanternes d’eau ou lanternes de lotus) est sans doute l’une des principales coutumes du Festival des Fantômes. Les lanternes de rivière ont généralement une base de carton ou de bois, en forme de fleur de lotus, avec une lampe ou une bougie placée dessus. Le 15e jour du septième mois de chaque année, la nuit du Festival des Fantômes, les gens se rassemblent sur les rives des rivières et des ruisseaux, allumant d’innombrables lanternes d’eau et les laissant flotter librement, formant parfois une mer de lumières s’étendant sur des kilomètres. Le lâcher de lanternes de rivière provient initialement du sens religieux de l’assemblée bouddhiste de Yulanpen dans la délivrance des âmes. Le but original du lâcher de lanternes d’eau était d’honorer les ancêtres et de délivrer les âmes. Les gens croient que Shangyuan est le festival pour les personnes, tandis que Zhongyuan est le festival pour les fantômes — les personnes sont yang, les fantômes sont yin ; la terre est yang, l’eau est yin. Par conséquent, les lanternes sont allumées sur la terre à Shangyuan, et sur l’eau à Zhongyuan. Les lanternes de rivière flottent sur l’eau, illuminant le chemin de retour pour les âmes errantes. Au fil du temps, elles en sont venues à incarner les souhaits des gens pour la paix et la bonne fortune.

Le « Festival des Fantômes (Festival des Lanternes de Rivière de Ziyuan) » du comté de Ziyuan, Guangxi, a été inscrit au quatrième lot du Patrimoine Culturel Immatériel National en 2014. Le Festival des Lanternes de Rivière de Ziyuan provient du transport maritime sur la rivière Zijiang, dérivé du Festival des Fantômes, et sert de rituel pour honorer les ancêtres et une façon unique de pleurer les travailleurs, marins et radeurs noyés.

Adoration de la Terre et des Cultures

Le 15e jour du septième mois, la coutume populaire d’adorer la terre et les cultures était répandue. Les gens dispersaient des offrandes dans les champs, brûlaient du papier, puis enveloppaient les épis des cultures avec du papier de cinq couleurs coupé en fines bandes. La légende dit que cela pouvait prévenir la grêle et assurer une récolte abondante d’automne. Cette coutume provient directement de l’ancienne tradition de sacrifice agricole de « Dégustation d’Automne » de la période pré‑Qin et représente la continuation du plus ancien gène culturel du Festival des Fantômes dans le présent.

Opéra de Mulian

La légende de Mulian apportée par le bouddhisme donna naissance à des coutumes festives telles que les représentations de l’opéra de Mulian. Basée sur l’histoire de Mulian sauvant sa mère, l’opéra de Mulian est représenté pendant le Festival de Zhongyuan le 15e jour du septième mois, servant à la fois la fonction religieuse de délivrer les âmes et la fonction populaire de divertir les gens. L’opéra de Mulian est l’exemple le plus typique de la combinaison de « rituel religieux » et de « divertissement populaire » dans le Festival des Fantômes.

Figurines en Pâte et Cuisines Locales

Les coutumes alimentaires du Festival des Fantômes ont également des caractéristiques locales distinctes. Dans le nord, les femmes aiment faire des figurines en pâte avant le festival — des « moutons en pâte » pour la jeune génération symbolisant la gratitude, des « figures en pâte » pour les personnes âgées signifiant la bénédiction et la longévité, et des « poissons en pâte » pour les pairs priant pour une année abondante. À Nanjing et dans d’autres endroits, on fait des gâteaux d’aubergine ; autrefois, ils étaient considérés comme les rations sèches des ancêtres, mais aujourd’hui ils sont devenus des plats quotidiens.

Héritage Contemporain

Origines et récits · Sur les traces du passé

Reconnaissance comme Patrimoine Culturel Immatériel National

Le Festival des Fantômes a reçu une reconnaissance culturelle au niveau national à l’ère contemporaine. Le 18 mai 2010, le ministère de la Culture de la Chine annonça la liste des projets recommandés pour le troisième lot du Patrimoine Culturel Immatériel National, et le « Festival des Fantômes (Assemblée de Yulanpen de Chaozhou) » présenté par la Région Administrative Spéciale de Hong Kong fut sélectionné. Par la suite, plusieurs projets liés au Festival des Fantômes furent successivement inclus dans les listes du Patrimoine Culturel Immatériel National. Le « Festival des Fantômes (Festival des Lanternes de Rivière de Ziyuan) » du comté de Ziyuan, Guangxi, fut inscrit au quatrième lot en 2014. Le « Festival des Fantômes (Coutumes du Festival des Fantômes de Laiwu) » du district de Laiwu, Jinan, Shandong, fut inscrit au cinquième lot en 2021. De plus, les « Croyances Populaires de Tang He » (liées au Festival des Fantômes) de Wenzhou, Zhejiang, furent inscrites au deuxième lot en 2008. Le Festival des Fantômes « appartient au patrimoine culturel immatériel, est une tradition de souvenir des ancêtres à la fois ancienne et moderne, et incarne l’ancien concept de ‘se souvenir révérencieusement du passé’ ».

Valeur Contemporaine du Festival des Fantômes

Dans la société contemporaine, bien que le Festival des Fantômes ne soit pas aussi largement connu que le Festival du Printemps ou le Festival de la Mi‑Automne, l’esprit culturel qu’il porte a encore une importance pratique significative. Le Festival des Fantômes « porte à la fois le souvenir des ancêtres et le sens culturel de ‘se souvenir révérencieusement du passé’, est une expression d’appréciation des liens familiaux, et sert de lien important reliant la tradition et la modernité et consolidant la mémoire culturelle nationale ». Dans le monde actuel en rapide urbanisation, le Festival des Fantômes fournit un espace culturel pour que les gens retournent à la tradition, se souviennent de leurs ancêtres et renforcent les liens familiaux. Le Festival des Fantômes incarne également les qualités de la culture chinoise « d’inclusivité et de progrès avec les temps ». De l’adoration des ancêtres de « Dégustation d’Automne » pré‑Qin au « Festival de Zhongyuan » taoïste, du « Festival de Yulanpen » bouddhiste au festival populaire intégrant les trois enseignements — l’évolution de 3 000 ans du Festival des Fantômes est en elle‑même une histoire condensée de la fusion des cultures chinoises.

Évolution Historique

Développement Historique
Période Pré‑Qin aux Dynasties Han
La légende de l’origine du Festival des Fantômes remonte de manière plus fiable à un festival d’adoration des ancêtres. Dans la période pré‑Qin, l’adoration des ancêtres de « Dégustation d’Automne » du septième mois s’était déjà établie, mais la date n’était pas fixe. Pendant les dynasties Han, avec la popularisation du calendrier luni‑solaire et la proéminence du nœud temporel du wangri, le 15e jour du septième mois devint progressivement la date fixe pour l’adoration des ancêtres de Dégustation d’Automne. Pendant cette période, le Festival des Fantômes était encore à son stade embryonnaire, sa fonction centrale étant l’adoration des ancêtres et la gratitude pour la récolte, et il n’avait pas encore été significativement influencé par le bouddhisme ou le taoïsme.
Dynasties Wei‑Jin et du Nord et du Sud
Ce n’est qu’aux dynasties Wei‑Jin et du Nord et du Sud, avec l’infiltration du bouddhisme et du taoïsme, que le festival prit finalement la forme de Zhongyuan et de Yulanpen. Pendant la période Wei‑Jin, l’assemblée bouddhiste de Yulanpen et les rituels taoïstes émergèrent, et tous deux choisirent le 15e jour du septième mois pour leurs cérémonies, ce qui favorisa encore la fixation de la date du festival. L’interaction des trois enseignements commença dans la période Wei‑Jin. Les sacrifices saisonniers du début de l’automne avaient été pratiqués dans la période pré‑Qin ; le Festival des Fantômes provint de la « croyance dans les Trois Officiels » du taoïsme de la fin de la dynastie Han ; le Festival de Yulanpen naquit de l’éthique du clan confucéen et des concepts taoïstes de délivrance. De la « Dégustation d’Automne » de l’adoration des ancêtres du début de l’automne, aux dynasties du Nord et du Sud et aux périodes Sui et Tang, le Festival de Yulanpen de « sauver celui qui est suspendu la tête en bas » commença à fleurir, et presque simultanément, le « Festival de Zhongyuan » de « l’Officiel de la Terre pardonne les péchés » apparut également officiellement. Ces deux festivals, tous deux fixés au 15e jour du septième mois, se développèrent en parallèle avec la Dégustation d’Automne antique.
Dynasties Sui et Tang
Pendant les dynasties Sui et Tang, l’interaction des trois enseignements atteignit son apogée, présentant le spectacle remarquable de la Dégustation d’Automne confucéenne, de Yulanpen bouddhiste et de Zhongyuan taoïste coexistant. Du règne de l’empereur Gaozong à l’empereur Ruizong de Tang, le 15e jour du septième mois devint un festival commun pour le bouddhisme et le taoïsme — appelé Festival de Yulanpen par les bouddhistes et Jour de l’Examen de l’Officiel de la Terre de Zhongyuan par les taoïstes. Le soutien officiel de la dynastie Tang standardisa les jours des Trois Primes. À la mi‑fin des Tang, le « Festival de Zhongyuan » remplaça le « Festival de Yulanpen » comme nom de festival fixe. Le terme taoïste « Zhongyuan » fut largement accepté parmi le peuple, et les rituels taoïstes s’étendirent également des cérémonies de bénédiction impériales aux pratiques populaires de soulagement des catastrophes.
Dynasties Song et Yuan
Dans la dynastie Song, le concept d’« intégration des trois enseignements » évolua encore, et le bouddhisme et le taoïsme accélérèrent leur sécularisation. Le Festival des Fantômes commença à se dépouiller progressivement de sa coquille religieuse et à évoluer vers un festival populaire. Sur la base de l’héritage des concepts du confucianisme, du bouddhisme et du taoïsme, la culture populaire du festival devint plus riche et plus standardisée, montrant des caractéristiques de commercialisation, de folklorisation et de divertissement. Dans la Song du Sud, le Festival des Fantômes avait également évolué progressivement vers un festival national, avec tout le festival centré sur l’adoration des ancêtres, y compris la combustion de vêtements en papier et d’argent en papier. La « délivrance » bouddhiste, les rituels taoïstes et les « esprits » confucéens s’intégrèrent dans un ensemble complet de rituels. Ce jour devint un festival qui englobait tout.
Dynasties Ming et Qing
Pendant les dynasties Ming et Qing, les coutumes du Festival des Fantômes, tout en héritant de celles des générations précédentes, montrèrent des caractéristiques régionales. Les Tableaux des Sites de la Capitale Impériale · Champ du Festival de Printemps de la dynastie Ming mentionnent : « Le 15e jour du septième mois, les temples célèbrent des assemblées de Yulanpen, et la nuit, des lanternes sont lâchées sur l’eau, appelées lanternes de rivière. » Pan Rongbi dans Mentions des Festivals Saisonniers dans la Capitale Impériale · Zhongyuan de la dynastie Qing mentionne également la coutume de lâcher des lanternes de rivière. La Gazette de Guangzhou · Coutumes de la dynastie Qing mentionne : « Le 15e jour, communément appelé le Festival de Zhongyuan, on fait de nouvelles offrandes aux ancêtres, on visite les tombes et on offre du chanvre et du grain. » Pendant les dynasties Ming et Qing, le Festival des Fantômes avait déjà formé un système de coutumes centré sur l’adoration des ancêtres, les lanternes de rivière et la combustion de lingots de papier. Après la dynastie Song, les festivals des trois enseignements furent pleinement intégrés, apparaissant plus souvent devant le monde sous le nom de « Festival de Zhongyuan ». Le Festival des Fantômes combina le Festival de Zhongyuan taoïste, le Festival de Yulanpen bouddhiste et les coutumes populaires du Mois des Fantômes et du Festival des Fantômes, durant plus de 1 500 ans. Il est simultanément le Jour du Pardon de l’Officiel de la Terre taoïste, le Festival de Yulanpen bouddhiste et le festival populaire d’adoration des ancêtres — trois enseignements en un, mélangés en un seul ensemble.

Période Pré‑Qin aux Dynasties Han

La légende de l’origine du Festival des Fantômes remonte de manière plus fiable à un festival d’adoration des ancêtres. Dans la période pré‑Qin, l’adoration des ancêtres de « Dégustation d’Automne » du septième mois s’était déjà établie, mais la date n’était pas fixe. Pendant les dynasties Han, avec la popularisation du calendrier luni‑solaire et la proéminence du nœud temporel du wangri, le 15e jour du septième mois devint progressivement la date fixe pour l’adoration des ancêtres de Dégustation d’Automne. Pendant cette période, le Festival des Fantômes était encore à son stade embryonnaire, sa fonction centrale étant l’adoration des ancêtres et la gratitude pour la récolte, et il n’avait pas encore été significativement influencé par le bouddhisme ou le taoïsme.

Dynasties Wei‑Jin et du Nord et du Sud

Ce n’est qu’aux dynasties Wei‑Jin et du Nord et du Sud, avec l’infiltration du bouddhisme et du taoïsme, que le festival prit finalement la forme de Zhongyuan et de Yulanpen. Pendant la période Wei‑Jin, l’assemblée bouddhiste de Yulanpen et les rituels taoïstes émergèrent, et tous deux choisirent le 15e jour du septième mois pour leurs cérémonies, ce qui favorisa encore la fixation de la date du festival. L’interaction des trois enseignements commença dans la période Wei‑Jin. Les sacrifices saisonniers du début de l’automne avaient été pratiqués dans la période pré‑Qin ; le Festival des Fantômes provint de la « croyance dans les Trois Officiels » du taoïsme de la fin de la dynastie Han ; le Festival de Yulanpen naquit de l’éthique du clan confucéen et des concepts taoïstes de délivrance. De la « Dégustation d’Automne » de l’adoration des ancêtres du début de l’automne, aux dynasties du Nord et du Sud et aux périodes Sui et Tang, le Festival de Yulanpen de « sauver celui qui est suspendu la tête en bas » commença à fleurir, et presque simultanément, le « Festival de Zhongyuan » de « l’Officiel de la Terre pardonne les péchés » apparut également officiellement. Ces deux festivals, tous deux fixés au 15e jour du septième mois, se développèrent en parallèle avec la Dégustation d’Automne antique.

Dynasties Sui et Tang

Pendant les dynasties Sui et Tang, l’interaction des trois enseignements atteignit son apogée, présentant le spectacle remarquable de la Dégustation d’Automne confucéenne, de Yulanpen bouddhiste et de Zhongyuan taoïste coexistant. Du règne de l’empereur Gaozong à l’empereur Ruizong de Tang, le 15e jour du septième mois devint un festival commun pour le bouddhisme et le taoïsme — appelé Festival de Yulanpen par les bouddhistes et Jour de l’Examen de l’Officiel de la Terre de Zhongyuan par les taoïstes. Le soutien officiel de la dynastie Tang standardisa les jours des Trois Primes. À la mi‑fin des Tang, le « Festival de Zhongyuan » remplaça le « Festival de Yulanpen » comme nom de festival fixe. Le terme taoïste « Zhongyuan » fut largement accepté parmi le peuple, et les rituels taoïstes s’étendirent également des cérémonies de bénédiction impériales aux pratiques populaires de soulagement des catastrophes.

Dynasties Song et Yuan

Dans la dynastie Song, le concept d’« intégration des trois enseignements » évolua encore, et le bouddhisme et le taoïsme accélérèrent leur sécularisation. Le Festival des Fantômes commença à se dépouiller progressivement de sa coquille religieuse et à évoluer vers un festival populaire. Sur la base de l’héritage des concepts du confucianisme, du bouddhisme et du taoïsme, la culture populaire du festival devint plus riche et plus standardisée, montrant des caractéristiques de commercialisation, de folklorisation et de divertissement. Dans la Song du Sud, le Festival des Fantômes avait également évolué progressivement vers un festival national, avec tout le festival centré sur l’adoration des ancêtres, y compris la combustion de vêtements en papier et d’argent en papier. La « délivrance » bouddhiste, les rituels taoïstes et les « esprits » confucéens s’intégrèrent dans un ensemble complet de rituels. Ce jour devint un festival qui englobait tout.

Meng Yuanlao dans Rêves de la Capitale de l’Est, volume 8, « Zhongyuan », fournit un récit détaillé de la grande scène du Festival des Fantômes à Bianjing : « Le 15e jour du septième mois est le Festival de Zhongyuan. Quelques jours avant, les marchés vendent des offrandes en papier comme des bottes et des chaussures, des turbans et des chapeaux, des ceintures d’or et de rhinocéros, et des vêtements de cinq couleurs. Des cadres et des étagères en papier sont vendus dans les rues. La Tour Pan et les Wazi de l’est et de l’ouest de l’État sont comme Qixi ; dans les endroits animés, on vend des fruits et des aliments, des pousses, des fleurs et des fruits, ainsi que des copies imprimées du Soutra d’Usnisa Vijaya Dharani et du Soutra de Mulian. Des tiges de bambou sont coupées en trépieds, de trois à cinq pieds de haut, avec des structures en forme de lanterne tissées sur le dessus, appelées ‘Yulanpen,’ sur lesquelles des vêtements et de l’argent spirituel sont accrochés et brûlés. » De ce récit, on peut voir que le Festival des Fantômes de la Song du Nord était déjà un festival hautement commercialisé et urbanisé — les marchés vendaient diverses offrandes en papier, avec une animation comparable à Qixi ; les gens faisaient des Yulanpen, accrochaient des vêtements et de l’argent spirituel dessus et les brûlaient. Le Festival des Fantômes n’était plus une cérémonie religieuse dans les temples mais un grand festival pour les gens du commun. Lu You de la Song du Sud, dans ses Notes de l’Étude du Vieux Homme, mentionne que les activités d’adoration des ancêtres du 15e jour du septième mois « se formèrent pendant les dynasties Tang et Song ». Cela indique que dans la Song du Sud, le Festival des Fantômes avait achevé sa transformation d’un festival religieux à un festival national.

Dynasties Ming et Qing

Pendant les dynasties Ming et Qing, les coutumes du Festival des Fantômes, tout en héritant de celles des générations précédentes, montrèrent des caractéristiques régionales. Les Tableaux des Sites de la Capitale Impériale · Champ du Festival de Printemps de la dynastie Ming mentionnent : « Le 15e jour du septième mois, les temples célèbrent des assemblées de Yulanpen, et la nuit, des lanternes sont lâchées sur l’eau, appelées lanternes de rivière. » Pan Rongbi dans Mentions des Festivals Saisonniers dans la Capitale Impériale · Zhongyuan de la dynastie Qing mentionne également la coutume de lâcher des lanternes de rivière. La Gazette de Guangzhou · Coutumes de la dynastie Qing mentionne : « Le 15e jour, communément appelé le Festival de Zhongyuan, on fait de nouvelles offrandes aux ancêtres, on visite les tombes et on offre du chanvre et du grain. » Pendant les dynasties Ming et Qing, le Festival des Fantômes avait déjà formé un système de coutumes centré sur l’adoration des ancêtres, les lanternes de rivière et la combustion de lingots de papier. Après la dynastie Song, les festivals des trois enseignements furent pleinement intégrés, apparaissant plus souvent devant le monde sous le nom de « Festival de Zhongyuan ». Le Festival des Fantômes combina le Festival de Zhongyuan taoïste, le Festival de Yulanpen bouddhiste et les coutumes populaires du Mois des Fantômes et du Festival des Fantômes, durant plus de 1 500 ans. Il est simultanément le Jour du Pardon de l’Officiel de la Terre taoïste, le Festival de Yulanpen bouddhiste et le festival populaire d’adoration des ancêtres — trois enseignements en un, mélangés en un seul ensemble.

Esprit Culturel

Noyau Culturel
Fête Zhongyuan porte l’aspiration du peuple chinois à une vie meilleure et son attachement à la famille, incarnant l’esprit culturel de réunion, d’harmonie, de gratitude et de bénédiction — c’est l’une des fêtes traditionnelles les plus vivaces de la culture chinoise.
Piété Filiale
Compassion
Gratitude

La formation du Festival des Fantômes est le résultat de milliers d’années d’accumulation culturelle et de l’infusion continue de l’esprit des différentes époques dans la nation chinoise. Il porte trois profondes implications culturelles.

Piété Filiale

L’esprit culturel le plus central du Festival des Fantômes est la « piété filiale ». De l’adoration des ancêtres de « Dégustation d’Automne » pré‑Qin à l’adoration des ancêtres de « Moitié du Septième Mois » contemporaine, le Festival des Fantômes s’est toujours centré sur l’adoration des ancêtres. L’adoration des ancêtres et l’éthique du clan représentées par la « Dégustation d’Automne » devinrent le contenu central de la « piété filiale » confucéenne. Le Festival des Fantômes « a les fonctions duales de l’adoration des ancêtres et de la gratitude ». « Toutes choses ont leur origine dans le ciel, et les humains ont leur origine dans les ancêtres » — l’adoration des ancêtres lors du Festival des Fantômes est une expression de gratitude et de souvenir pour les ancêtres, et l’incarnation la plus concentrée de l’esprit confucéen de « se souvenir révérencieusement du passé ». Le Festival des Fantômes « n’est pas seulement un jour pour prier pour le pardon de l’Officiel de la Terre mais porte également des souhaits de bénédictions, de bonne fortune et de dissipation des calamités ».

Compassion

Un autre esprit culturel important du Festival des Fantômes est la « compassion ». Le cœur du Festival de Yulanpen bouddhiste est « sauver ceux qui sont suspendus la tête en bas » — délivrer les âmes souffrant en enfer. L’histoire de Mulian sauvant sa mère porte cet esprit de compassion à l’extrême — non seulement sauvant sa propre mère mais l’étendant aux autres, de sorte que tous les disciples monastiques et laïcs puissent racheter sept générations de parents le 15e jour du septième mois. Dans la croyance populaire traditionnelle, le Festival des Fantômes n’implique pas seulement d’offrir des sacrifices à ses propres ancêtres mais aussi de prendre soin des fantômes errants qui n’ont pas de demeure. Ce sentiment compatissant de « sauver tous les êtres » permet au Festival des Fantômes de transcender le cadre du sacrifice familial et de prendre une préoccupation humaniste plus large.

Gratitude

L’esprit culturel le plus profond du Festival des Fantômes est la « gratitude ». Le festival provient de l’ancienne adoration des ancêtres de « Dégustation d’Automne » — au moment de la récolte d’automne, les gens offraient d’abord les céréales fraîchement récoltées à leurs ancêtres. Ce rituel « d’offrir le nouveau » et de « goûter le nouveau » incarne la gratitude des anciens envers le ciel et la terre, envers la nature et envers les ancêtres. Le Festival des Fantômes « provient de l’ancien calendrier luni‑solaire et prit forme dans la période ancienne de la civilisation étatique, incarnant la révérence des ancêtres chinois pour leurs aïeux et le respect des lois du ciel ». Il « intègre le sacrifice confucéen traditionnel de ‘Dégustation d’Automne’, la cosmologie du Livre des Mutations du croît et du décroît du yin‑yang, la croyance taoïste dans les Trois Officiels et l’assemblée bouddhiste de Yulanpen ». La formation et l’évolution du Festival des Fantômes « condensent les couleurs et les essences du confucianisme, du bouddhisme et du taoïsme ». Le Festival des Fantômes mêle « la joie de la récolte » au « souvenir des défunts » — ces aspects apparemment contradictoires incarnent la sagesse de vie unique de la nation chinoise : ne pas oublier d’être reconnaissant envers les ancêtres au moment de la récolte, et ne pas oublier de pleurer les défunts au moment de la célébration.

Conclusion

Écho Final

La formation du Festival des Fantômes est le résultat de milliers d’années d’accumulation culturelle et de l’infusion continue de l’esprit des différentes époques dans la nation chinoise. Il provient de l’adoration des ancêtres de « Dégustation d’Automne » du septième mois dans l’Antiquité, obtenant sa forme initiale dans les sacrifices agricoles des premiers peuples ; dans le Livre des Rites pré‑Qin, il laissa le relevé rituel de « le Fils du Ciel goûte le nouveau et l’offre d’abord dans le temple du sommeil » ; dans la croyance taoïste des Trois Officiels de la fin de la dynastie Han orientale, il acquit le nom « Zhongyuan » ; dans la traduction du Soutra de Yulanpen de la dynastie Jin occidentale, il acquit l’histoire de « Mulian sauvant sa mère » ; dans l’interaction des trois enseignements des dynasties du Nord et du Sud aux Sui et Tang, il acheva la fixation de sa date et l’enrichissement de son contenu ; dans l’influence de la culture urbaine de la dynastie Song, il se dirigea vers la popularisation et la sécularisation ; et dans la protection contemporaine du patrimoine culturel immatériel, il a reçu une reconnaissance culturelle nationale.

De l’adoration des ancêtres de « Dégustation d’Automne » pré‑Qin, au « Officiel de la Terre de Zhongyuan pardonne les péchés » taoïste, au « Festival de Yulanpen » bouddhiste — trois fils culturels convergèrent et se fusionnèrent dans le long fleuve de l’histoire, formant finalement le Festival des Fantômes tel que nous le connaissons aujourd’hui. Le Festival des Fantômes « combine le Festival de Zhongyuan taoïste, le Festival de Yulanpen bouddhiste et les coutumes populaires du Mois des Fantômes et du Festival des Fantômes, durant plus de 1 500 ans, se répandant dans de nombreux pays d’Asie orientale et prospérant encore aujourd’hui ». Il « intègre le sacrifice confucéen traditionnel de ‘Dégustation d’Automne’, la cosmologie du Livre des Mutations du croît et du décroît du yin‑yang, la croyance taoïste dans les Trois Officiels et l’assemblée bouddhiste de Yulanpen. C’est une expression concentrée de la culture de la piété filiale chinoise et un exemple pratique de l’inclusivité et du progrès avec les temps de la culture chinoise. »

Aujourd’hui, le Festival des Fantômes est devenu l’un des festivals traditionnels les plus distinctifs de la nation chinoise. De « l’Assemblée de Yulanpen de Chaozhou » à Hong Kong au « Festival des Lanternes de Rivière » à Ziyuan, Guangxi ; des coutumes d’adoration des ancêtres de Laiwu, Shandong, à la coutume populaire de lâcher des lanternes de rivière dans divers endroits — le Festival des Fantômes traverse trois mille ans de temps et porte encore, avec son charme culturel unique, le souvenir des ancêtres, la compassion pour les défunts et la gratitude pour la récolte. Comme les lanternes de rivière qui flottent sur les eaux — elles traversent l’obscurité, mais restent chaudes ; elles portent le souvenir, mais coulent vers la distance. Lorsque des milliers de lanternes de rivière illuminent la surface de l’eau la nuit du 15e jour du septième mois, lorsque la fumée bleue de l’encens s’élève doucement sous la lumière de la lune — c’est la déclaration d’amour la plus profonde et la plus durable de la nation chinoise envers la « vie » et la « mort », la « mémoire » et l’« héritage ».

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