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Fête Laba

Fête LabaPoésie

「 腊日常年暖尚遥,今年腊日冻全消。 」

Le Festival de Laba est né du bouddhisme. On dit que le huitième jour du douzième mois lunaire est le jour de l’illumination du Bouddha Sakyamuni, et la fête a progressivement évolué en une célébration traditionnelle populaire. Du Fu, dans son…

Du Fu écrit dans Le Jour de La (《腊日》) : “腊日常年暖尚遥,今年腊日冻全消。侵凌雪色还萱草,漏泄春光有柳条”, faisant du redoux du jour de La le signe d’un printemps qui commence à poindre. Sous les Qing, Li Fu écrit dans Bouillie de Laba (《腊八粥》) : “腊月八日粥,传自梵王国。七宝美调和,五味香糁入”, indiquant explicitement les origines bouddhiques de la bouillie de Laba. Lu You, dans Marcher jusqu’au village de l’Ouest le huitième jour du douzième mois (《十二月八日步至西村》), écrit : “今朝佛粥更相馈,更觉江村节物新”, donnant à voir la scène animée des habitants s’offrant mutuellement de la « bouillie du Bouddha ». Ces poèmes montrent que la poésie de Laba ne se contente pas d’enregistrer la coutume de manger de la bouillie : dans son parfum de fin d’année se concentre également l’attente du retour du printemps sur la terre.

Fête Laba / Poésie
Plus que 84 jours avant Fête Laba 15/01/2027 · Lunaire 腊月初八

Développement historique

Poésie des saisons

De la période pré-Qin aux dynasties Wei et Jin

Le sens originel du caractère “腊” est étroitement lié aux sacrifices de fin d’année dans la Chine ancienne. Liji · Jiaotesheng (《礼记·郊特牲》) rapporte : “腊者,猎也,言田猎取禽兽,以祭祀其先祖也。” Durant la période pré-Qin, quatre grandes cérémonies sacrificielles étaient organisées chaque année avec des animaux issus de la chasse. Parmi elles, le sacrifice d’hiver était le plus vaste et le plus solennel : on l’appelait “腊祭”, le sacrifice de La. Il avait lieu au douzième mois lunaire, mais sa date précise n’était pas fixe. Ce n’est qu’à partir de la dynastie Han que le jour de La fut officiellement fixé au troisième jour xu suivant le solstice d’hiver.

À l’époque des Wei et des Jin, le jour de La était déjà devenu une fête importante. La Fête de La (《腊节》) du poète des Qi du Nord Wei Shou est l’un des plus anciens poèmes conservés sur ce thème. “凝寒迫清祀,有酒宴嘉平” décrit la scène solennelle des sacrifices offerts aux nombreuses divinités. Le poète des Jin orientaux Tao Yuanming écrivit lui aussi un poème intitulé Jour de La (《腊日》) : “风雪送馀运,无妨时已和。梅柳夹门植,一条有佳花”. Au moment des sacrifices de fin d’année, il boit du vin et contemple les pruniers en fleur, absorbé dans un état de quiétude et d’aisance intérieure.

La dynastie Tang

Sous les Dynasties du Nord et du Sud, le bouddhisme se développa rapidement grâce à l’appui des autorités. Selon la tradition, les communautés bouddhiques organisaient des commémorations le huitième jour du douzième mois lunaire, considéré comme le jour où le Bouddha atteignit l’Éveil. Peu à peu, le jour de La, à l’origine fête sacrificielle des souverains, se mêla à la « Fête de l’Éveil du Bouddha ». Laba étendit ainsi son influence et devint progressivement une fête populaire. Pourtant, des Wei, Jin et Dynasties du Nord et du Sud jusqu’aux Tang, la coutume consistant à manger de la bouillie de Laba n’apparaît ni dans les histoires officielles ni dans les écrits littéraires des lettrés. Les poèmes Tang consacrés au jour de La s’intéressent davantage au climat, aux phénomènes saisonniers, aux audiences de cour et aux banquets impériaux.

Le Jour de La de Du Fu est le poème Tang le plus célèbre consacré à cette fête. Il fut composé en la deuxième année de Zhide (757), lorsque la cour Tang reprit Chang’an et Luoyang, les deux capitales occupées par les rebelles pendant la Révolte d’An Lushan. Les vers “腊日常年暖尚遥,今年腊日冻全消” utilisent la douceur inhabituelle de l’hiver pour écrire le redressement du destin national. Le poème s’écarte du style habituellement associé à Du Fu, ce “沉郁顿挫” grave et tendu, et se remplit au contraire d’un souffle printanier et lumineux. Meng Haoran, dans Adoration au temple Shicheng du district de Shan le huitième jour du douzième mois (《腊月八日于剡县石城寺礼拜》), décrit une scène de dévotion bouddhique pendant Laba. “愿承功德水,从此濯尘机” exprime son aspiration aux mérites du bouddhisme et à une purification intérieure.

Les deux dynasties Song

Sous les Song, la coutume de boire de la bouillie de Laba entra officiellement dans le champ de l’écriture des lettrés. Meng Yuanlao rapporte dans Dongjing Meng Hua Lu (《东京梦华录》) : “初八日……诸大寺作浴佛会,并送七宝五味粥与门徒,谓之腊八粥。都人是日各家亦以果子杂料煮粥而食也。” La bouillie de Laba était également appelée “佛粥”, « bouillie du Bouddha ».

Marcher jusqu’au village de l’Ouest le huitième jour du douzième mois de Lu You est l’un des poèmes les plus représentatifs de la poésie de Laba sous les Song. “今朝佛粥交相馈,更觉江村节物新” décrit la chaleureuse scène de voisins s’offrant mutuellement de la bouillie. Nangezi · Boire dans le petit pavillon de Huaimin à Huangzhou le jour de Laba (《南歌子·黄州腊八日饮怀民小阁》), composé par Su Shi pendant son exil à Huangzhou, exprime quant à lui toute l’amertume et l’autodérision d’un lettré en disgrâce pendant la fête. Réflexions après avoir reçu de la bouillie de la famille Wei à Laba (《腊八危家饷粥有感》) de Zhao Wannian relate un Laba vécu dans la guerre par un commandant des Song du Sud combattant les Jin. Wang Yang, dans Se levant tôt dans son cabinet le jour de Laba, recevant de son voisin du Sud Fang Zhishan de la bouillie alors que tombent la neige et le froid, et la terminant avec joie (《腊八日书斋早起南邻方智善送粥方雪寒欣然尽》), décrit la réception matinale d’une bouillie offerte par un voisin sous la neige.

Yuan, Ming et Qing

À l’époque Qing, la bouillie de Laba était déjà devenue un aliment saisonnier partagé par l’ensemble de la société. La cour Qing avait pour coutume de cuire et de distribuer de la bouillie au temple Yonghe pendant le festival. Bouillie de Laba (《腊八粥》) de l’empereur Daoguang décrit l’ampleur spectaculaire de cette distribution impériale. Laba (《腊八》) de Xia Renhu consigne la coutume palatiale consistant à utiliser quatre grands chaudrons du temple Yonghe pour préparer une bouillie offerte au Bouddha puis distribuée aux princes et aux hauts fonctionnaires. Quant au poète Qing Li Fu, son Bouillie de Laba retrace les origines et la préparation de ce mets tout en évoquant les mauvaises récoltes, la faim de la population et la distribution charitable de bouillie par les temples bouddhiques.

Images essentielles

Poésie des saisons

Les images qui reviennent sans cesse dans la poésie de Laba constituent un singulier « système d’images de Laba ». Elles sont à la fois des expressions littéraires des coutumes du festival et des véhicules de l’émotion poétique.

Bouillie de Laba

La bouillie de Laba est l’image centrale de toute la poésie consacrée à la fête. Lu You, avec “今朝佛粥交相馈”, écrit la chaleur des voisins qui s’offrent mutuellement de la bouillie ; Wang Yang, avec “栗桃枣柿杂甘香”, décrit la richesse de ses ingrédients ; l’empereur Daoguang, dans “谷粟为粥和豆煮”, évoque l’ampleur de la distribution impériale ; Xia Renhu, avec “腊八家家煮粥多”, montre combien sa préparation était répandue parmi les familles.

La bouillie de Laba rassemble dans une même marmite des aliments venus de multiples horizons, cuits ensemble avec du riz, exprimant l’idée de “合聚万物、调和千灵” : réunir toutes choses et harmoniser les multiples formes de vitalité.

La bouillie de Laba n’est pas seulement un aliment ; elle est aussi chaleur humaine. “团坐朝阳同一啜,大家存有热心肠” montre des gens assis ensemble sous le soleil du matin, partageant la même bouillie chaude. Un bol réchauffe l’estomac, mais plus profondément encore, il réchauffe le cœur.

Le souffle du printemps

Laba tombe au cœur de l’hiver, mais les poètes parviennent toujours à saisir, dans le froid, les premiers signes du printemps. Du Fu écrit “侵陵雪色还萱草,漏泄春光有柳条”, utilisant le xuancao qui reverdit et les saules qui commencent à bourgeonner pour annoncer la saison nouvelle. Lu You, avec “腊月风和意已春”, perçoit le printemps dans la douceur du vent. Wang Yang, dans “坐变劲峭同春柔”, écrit la tendresse qui affleure au sein même du froid mordant.

Le « printemps » de Laba ne signifie pas que le printemps soit déjà arrivé. Il est la « nouvelle » de son arrivée prochaine. Cette image d’un « printemps au cœur de Laba » exprime la sagesse philosophique chinoise contenue dans “阴极阳生” : lorsque le yin atteint son extrême, le yang commence à naître. Le moment le plus froid est précisément celui où le printemps est le plus proche.

Sacrifice

Laba prend son origine dans le sacrifice de La ; la cérémonie sacrificielle est donc l’une des images les plus anciennes de sa poésie. Wei Shou, avec “凝寒迫清祀”, décrit la solennité du culte aux nombreuses divinités au cœur de l’hiver. Du Fu, dans “还家初散紫宸朝”, évoque la grandeur de l’audience impériale. Li Fu, avec “腊月八日粥,传自梵王国”, rappelle la tradition bouddhique de la distribution de bouillie.

Le sacrifice de Laba est à la fois révérence et gratitude : il remercie les nombreuses divinités d’avoir accordé leur protection et permis aux choses de s’accomplir.

Tambours de La et approche du Nouvel An

La Fête de Laba est intimement liée à la fin de l’année et à l’arrivée du Nouvel An. Un dicton populaire dit : “腊鼓鸣,春草生” — lorsque résonnent les tambours de La, l’herbe du printemps commence à pousser. Le tambour de La est ainsi le son qui accueille l’année nouvelle.

Zhao Wannian, avec “不为主人供粥饷,争知腊八是今辰”, fait d’un simple bol de bouillie le rappel de la fête. Lu You, avec “今朝佛粥交相馈,更觉江村节物新”, perçoit à travers la bouillie de Laba l’approche de la nouvelle année.

Laba est le prélude de la Fête du Printemps. Une fois Laba passé, le Nouvel An est proche. Ce sentiment de “节物新” qui traverse la poésie de Laba est précisément l’attente de l’année nouvelle.

Classification thématique

Poésie des saisons

Sacrifice de La et révérence envers les divinités

La source la plus ancienne de Laba est le “腊祭” pré-Qin : le sacrifice de fin d’année au cours duquel les animaux issus de la chasse étaient offerts aux ancêtres et aux nombreuses divinités. La Fête de La de Wei Shou est représentative de ce thème. “凝寒迫清祀,有酒宴嘉平” écrit la solennité de la cérémonie. Jour de La (《腊日》) de Li Lianxiu remonte lui aussi aux origines de la fête : “饮烝大割孟冬腊,为报得禽自思猎”. Ces poèmes relient directement Laba aux traditions sacrificielles de la haute Antiquité et constituent l’une des veines les plus archaïques de cette poésie.

Don de la bouillie du Bouddha

La fusion de Laba avec le bouddhisme a fait de “佛粥”, la « bouillie du Bouddha », l’un des thèmes les plus chaleureux de cette poésie. Lu You écrit “今朝佛粥交相馈,更觉江村节物新”, évoquant la chaleur des voisins qui s’offrent mutuellement de la bouillie. Wang Yang, avec “腊月八日梁宋俗,家家相传侑僧粥”, décrit la coutume populaire de distribuer de la bouillie à Laba. Bouillie de Laba de l’empereur Daoguang décrit quant à lui la spectaculaire distribution impériale. Xia Renhu, avec “腊八家家煮粥多,大臣特派到雍和”, consigne la coutume de la cour Qing consistant à distribuer de la bouillie au temple Yonghe.

Des temples bouddhiques aux foyers ordinaires, de la cour impériale au peuple, un simple bol de bouillie de Laba transmet chaleur et bienveillance humaines.

Premier éveil du printemps

Un autre thème essentiel de la poésie de Laba consiste à saisir les premiers signes du printemps. Du Fu écrit “侵陵雪色还萱草,漏泄春光有柳条”, annonçant la nouvelle saison par les plantes. Lu You, avec “腊月风和意已春”, découvre le printemps dans le vent. Tao Yuanming écrit “风雪送馀运,无妨时已和。梅柳夹门植,一条有佳花”, trouvant dans les pruniers et les saules les premières couleurs de la saison à venir.

Le « printemps » de la poésie de Laba n’est pas encore le printemps lui-même, mais l’annonce de son approche. “大寒之后,必有阳春” — après le grand froid doit venir le printemps. L’espoir du printemps contenu dans le froid de Laba constitue l’une des méditations sur la vie les plus profondes de cette poésie.

Méditation sur le temps qui passe

Parce que Laba se situe près de la fin de l’année, la fête suscite facilement des réflexions sur la fuite du temps. Zeng Guofan écrit “腊月八日年年过,持节频看鬓有丝”, remarquant l’apparition des cheveux blancs pendant une garde nocturne de Laba. Yu Liangneng écrit “冉冉头新白,匆匆岁又残”, regrettant le passage rapide d’une nouvelle année sous la neige de Laba. Su Shi, avec “他时一醉画堂前,莫忘故人憔悴、老江边”, médite lors d’un adieu de Laba sur le vieillissement d’un vieil ami.

Laba est un seuil de fin d’année. Au moment de quitter l’ancien pour accueillir le nouveau, les poètes ne peuvent s’empêcher de laisser monter ce soupir : « encore une année ».

Chants populaires de la Fête de Laba

Poésie des saisons

La Fête de Laba n’est pas seulement une fête des Han ; elle constitue également une célébration importante pour de nombreuses minorités ethniques. La coutume de consommer de la bouillie de Laba a également influencé de nombreuses régions habitées par ces communautés. Dans le Yunnan, le Guizhou et d’autres zones de peuplement minoritaire, la fête a intégré des caractéristiques propres à chaque peuple. Certaines communautés observent des coutumes telles que le culte des ancêtres, le partage de bouillie de Laba et la transmission de chants propres à leur tradition. Bien qu’un grand nombre de ces chants transmis oralement n’aient jamais été consignés par écrit, ils se sont transmis de génération en génération au sein de la vie festive des minorités et, avec la poésie des lettrés Han, composent le panorama culturel complet de la Fête de Laba au sein de la nation chinoise.

Réflexions finales

Poésie des saisons

La poésie de la Fête de Laba forme un paysage singulier et chaleureux au sein du trésor poétique chinois. Du “凝寒迫清祀” de Wei Shou et de la solennité archaïque du sacrifice de La et de la révérence envers les divinités, au “梅柳夹门植” de Tao Yuanming et à la sérénité de contempler les pruniers à la fin de l’année ; du “侵陵雪色还萱草” de Du Fu et de l’attente joyeuse des premiers signes du printemps, au “今朝佛粥交相馈” de Lu You et à la chaleur humaine des voisins partageant leur bouillie ; du “矢石丛中未死身” de Zhao Wannian et de l’héroïsme d’un Laba vécu sur le champ de bataille, au “持节频看鬓有丝” de Zeng Guofan et à sa profonde méditation sur les années qui passent — la poésie de Laba consigne depuis mille ans la gratitude des Chinois pour les récoltes, leur révérence envers les divinités, leur attente du printemps et l’importance qu’ils accordent aux liens humains.

Dans ces poèmes se trouvent la solennité du sacrifice de La — “凝寒迫清祀,有酒宴嘉平” ; la chaleur et la douceur de la bouillie de Laba — “今朝佛粥交相馈,更觉江村节物新” ; la vitalité d’un printemps qui commence à naître — “侵陵雪色还萱草,漏泄春光有柳条” ; et la profonde émotion de fin d’année — “冉冉头新白,匆匆岁又残”. Le sens de la poésie de Laba réside précisément dans sa capacité à transmettre, d’il y a mille ans jusqu’à chaque époque nouvelle, la chaleur d’un bol de bouillie, un léger message annonçant le printemps et une sincère révérence envers le divin.

L’écriture poétique de la Fête de Laba constitue une histoire de l’évolution de la culture festive chinoise, de “敬神” vers “爱人” — de la révérence envers les divinités vers l’attention portée aux êtres humains. Des sacrifices pré-Qin offerts aux nombreuses divinités aux banquets du jour de La sous les Wei et les Jin ; des audiences impériales des Tang aux dons de « bouillie du Bouddha » sous les Song ; des distributions de bouillie à la cour Qing aux marmites de chaque foyer populaire — la poésie de Laba témoigne du millénaire au cours duquel “腊” est passé du sacrifice à la vie quotidienne. Dans ces vers, Laba est à la fois la solennité de “凝寒迫清祀” et la chaleur de “腊月风和意已春” ; à la fois l’immensité de la faveur impériale contenue dans “口脂面药随恩泽” et la 烟火气 de la vie ordinaire présente dans “团坐朝阳同一啜”. Et dans “今朝佛粥交相馈,更觉江村节物新”, un bol de bouillie, une marque d’affection et un souffle de printemps venus d’il y a mille ans se condensent en la mémoire culturelle la plus chaleureuse de Laba. La poésie de cette fête est l’une des déclarations les plus profondes et les plus durables que les Chinois aient adressées à « la bouillie » et au « printemps », un prélude aux saveurs du Nouvel An écrit à l’encre par génération après génération. Après Laba, le Nouvel An n’est plus très loin — et chaque poème de Laba devient un jalon littéraire sur le chemin des fêtes du Nouvel An.

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[Language: ja]

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Commentaires des Lecteurs

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