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Fête du Printemps

Fête du PrintempsPoésie

「 爆竹声中一岁除,春风送暖入屠苏。 」

Les coutumes de la Fête du Printemps sont d’une grande richesse : le vingt-troisième jour du douzième mois lunaire, on rend hommage au Dieu du Foyer ; avant le réveillon, on balaie la poussière et, puisque « poussière » (尘, chén) et « ancien »…

Les thèmes de la poésie du Festival du Printemps peuvent, dans leurs grandes lignes, être regroupés en plusieurs dimensions étroitement entremêlées. La plus familière est la joie de dire adieu à l’ancien et d’accueillir le nouveau. Dans Yuanri (《元日》) de Wang Anshi, les vers “爆竹声中一岁除,春风送暖入屠苏” condensent, avec une remarquable économie de moyens, les images rituelles les plus essentielles de la fête.

Mais le Festival du Printemps est aussi le temps de la nostalgie du pays natal. Dans Chuye Zuo (《除夜作》), Gao Shi écrit “旅馆寒灯独不眠,客心何事转凄然”, donnant voix à la solitude du voyageur qui passe la veille du Nouvel An loin des siens. Yuan Kai, dans Kezhong Chuxi (《客中除夕》), écrit “今夕为何夕,他乡说故乡”, plaçant côte à côte la réunion propre au réveillon et l’errance de celui qui vit loin de son foyer.

La poésie du Festival du Printemps porte également un sentiment plus grave encore, lié au destin du pays et à l’histoire. Lors du dernier réveillon de sa vie, Wen Tianxiang écrivit Chuye (《除夜》). Face à la mort, sans crainte, il laissa ces vers : “无复屠苏梦,挑灯夜未央”, exprimant une fermeté extrême dans une sérénité tout aussi absolue.

De Du Fu à Lu You, de Wen Tianxiang à Huang Jingren, les thèmes de la poésie du Festival du Printemps se sont progressivement élargis : de la célébration des coutumes festives aux réflexions sur la vie et aux inquiétudes devant l’histoire. Le Festival du Printemps cessa ainsi d’être un simple seuil temporel entre l’année ancienne et la nouvelle pour devenir un espace spirituel où des générations de Chinois ont déposé leurs émotions et médité sur leur destin.

Fête du Printemps / Poésie
Plus que 106 jours avant Fête du Printemps 06/02/2027 · Lunaire 正月初一

Développement historique

Poésie des saisons

Des temps pré-Qin aux Dynasties du Nord et du Sud

Les origines du Festival du Printemps sont extrêmement anciennes. Le Livre des Odes : « Septième mois », Airs de Bin (《诗经·豳风·七月》) rapporte :

“十月获稻,为此春酒,以介眉寿”

Ce passage reflète la coutume des ancêtres de l’époque Zhou de préparer du vin à la fin de l’année afin de porter des vœux de longévité. Le Rites des Zhou : Offices du Printemps (《周礼·春官》) contient également la formule :

“正岁,年以序事”

Sous les Han, le Siminyueling (《四民月令》) décrivait déjà en détail les pratiques festives du premier mois lunaire, notamment “进酒降神” et “子妇曾孙各上椒酒于家长,称觞举寿”.

C’est précisément au sein de ces très anciennes traditions du calendrier saisonnier que germa la poésie du Festival du Printemps.

Dynastie Tang

La dynastie Tang marqua le premier grand apogée de la poésie du Festival du Printemps.

Dans Yuanri Ji Weishi Mei (《元日寄韦氏妹》), Du Fu écrivit :

“近闻韦氏妹,迎在汉钟离。郎伯殊方镇,京华旧国移”

Au cœur des réjouissances du Nouvel An, il confia à ces vers une profonde nostalgie de sa famille.

Le Chuye Zuo (《除夜作》) de Gao Shi s’ouvre sur “旅馆寒灯独不眠” et exprime la solitude du voyageur durant le réveillon, devenant par la suite un classique de la poésie de l’errance et de l’éloignement du foyer.

Même si Ci Beigushan Xia (《次北固山下》) de Wang Wan n’est pas à proprement parler un poème du Festival du Printemps, le célèbre distique :

“海日生残夜,江春入旧年”

évoque, à travers l’alternance des saisons, le passage de l’ancien au nouveau. Zhang Yue, chancelier du haut Tang, fit inscrire ces vers dans le Hall des Affaires d’État.

La poésie du Festival du Printemps sous les Tang réunit ainsi la magnificence des banquets de cour, la simplicité des coutumes populaires et, tout autant, la sincère nostalgie des voyageurs loin de chez eux.

Les Song du Nord et du Sud

La dynastie Song représente l’un des sommets de la poésie du Festival du Printemps.

Le Yuanri (《元日》) de Wang Anshi commence par “爆竹声中一岁除” et fusionne les coutumes du Festival du Printemps avec ses ambitions politiques, devenant l’un des poèmes les plus célèbres de cette fête.

Dans Shousui (《守岁》), Su Shi emploie des métaphores particulièrement vivantes pour écrire le passage du temps et le plaisir de veiller jusqu’au matin. Les seize vers du poème progressent par degrés successifs.

Lu You, dans Chuye Xue (《除夜雪》), met en scène le vin de tusu et les talismans de bois de pêcher sous la neige du réveillon, composant une image fraîche et élégante.

Fan Chengda, dans Baozhu Xing (《爆竹行》), restitue quant à lui, dans une écriture presque documentaire, tout le processus de mise à feu des pétards sous les Song.

Yuan, Ming et Qing

Sous les Yuan, les Ming et les Qing, les thèmes de la poésie du Festival du Printemps deviennent encore plus variés.

Lors de son dernier réveillon, alors qu’il était emprisonné à Yanjing, Wen Tianxiang écrivit Chuye (《除夜》). Les vers “乾坤空落落,岁月去堂堂” expriment la grandeur tragique d’une existence proche de son terme, sans que l’intégrité morale du poète ne soit jamais brisée.

Sous les Ming, Yuan Kai écrivit dans Kezhong Chuxi (《客中除夕》) “今夕为何夕,他乡说故乡”, condensant l’amertume de l’errance en terre étrangère dans une époque de guerre.

Sous les Qing, Ye Xie écrivit dans Yingchun (《迎春》) :

“不须迎向东郊去,春在千门万户中”

et trouva, dans ces mots, toute la chaleur humaine du Festival du Printemps.

Huang Jingren, dans Guisi Chuxi Oucheng (《癸巳除夕偶成》), juxtaposa la joie de milliers de foyers à sa propre conscience de l’inquiétude. Ses vers :

“悄立市桥人不识,一星如月看多时”

expriment la solitude et la lucidité qui pouvaient subsister sous la surface d’une époque apparemment prospère.

Images essentielles

Poésie des saisons

Les images qui reviennent sans cesse dans la poésie du Festival du Printemps constituent un véritable “système d’images du Festival du Printemps”. Elles sont à la fois l’expression littéraire des coutumes de la fête et les vecteurs des émotions des poètes.

Pétards

Les pétards comptent parmi les images les plus fréquentes dans la poésie du Festival du Printemps.

Le “爆竹声中一岁除” de Wang Anshi associe, avec une extrême concision, le fracas des pétards au départ de l’année ancienne et à l’arrivée de la nouvelle.

Dans Baozhu Xing (《爆竹行》), Fan Chengda restitue, dans une écriture documentaire, tout le processus de mise à feu des pétards sous les Song :

“截筒五尺煨以薪,节间汗流火力透,健仆取将仍疾走。当阶击地雷霆吼,一声两声百鬼惊,三声四声鬼巢倾”

Zhao Shixia écrivit :

“爆竹声中岁又除,顿回和气满寰区”

exprimant la joie du retour du printemps dans le ciel et sur la terre au milieu du fracas des pétards.

Dans la poésie du Festival du Printemps, les pétards sont à la fois une fête sonore — “雷霆吼” —, un spectacle visuel — “碎红满地” — et, plus encore, une proclamation du temps : l’année ancienne s’achève dans le fracas, la nouvelle commence dans le fracas.

Vin de Tusu

Le vin de tusu était une boisson indispensable du Festival du Printemps dans la Chine ancienne.

Wang Anshi écrit “春风送暖入屠苏”, évoquant le printemps par la présence sensorielle du vin.

Lu You écrit “半盏屠苏犹未举,灯前小草写桃符”, décrivant un réveillon où la coupe de tusu n’a pas encore été levée alors que les talismans de bois de pêcher sont déjà écrits à la lumière de la lampe.

Su Zhe, dans “年年最后饮屠苏,不觉年来七十余”, évoque l’ordre traditionnel dans lequel on buvait le tusu : les plus jeunes d’abord, les plus âgés ensuite.

Selon la tradition, le vin de tusu aurait été créé par Hua Tuo et posséderait la vertu exprimée dans cette formule :

“岁旦辟疫气,不染瘟疫及伤寒”

Dans la poésie du Festival du Printemps, le tusu est à la fois une présence gustative et aromatique associée à la prévention des maladies, un symbole éthique de l’ordre entre les générations et un signe même de la fête.

Là où se trouve le vin de tusu, se trouve le Festival du Printemps.

Talismans de bois de pêcher et couplets de printemps

Les talismans de bois de pêcher constituent l’une des images les plus visuelles de la poésie du Festival du Printemps.

Wang Anshi écrit “总把新桃换旧符”, saisissant l’un des symboles visuels les plus essentiels de la fête.

Lu You, avec “灯前小草写桃符”, décrit le plaisir raffiné d’un lettré écrivant lui-même ses talismans de bois de pêcher à la lumière d’une lampe pendant le réveillon.

À l’origine, ces talismans étaient des planchettes de bois de pêcher suspendues aux portes, portant les noms des deux divinités “神荼” et “郁垒”, afin de chasser les esprits malfaisants.

Sous les Song, ils évoluèrent progressivement pour devenir les couplets de printemps.

Dans la poésie du Festival du Printemps, talismans et couplets ne sont pas de simples décorations placées à l’entrée. Ils annoncent aussi la nouvelle année.

“新桃换旧符” signifie que l’année ancienne est désormais derrière soi et que la nouvelle commence officiellement.

Veillée du réveillon

La coutume du shousui, qui consiste à rester éveillé pendant le réveillon, est l’une des images les plus riches en chaleur quotidienne dans la poésie du Festival du Printemps.

Su Shi écrit “儿童强不睡,相守夜欢哗”, saisissant à la fois l’animation et la douceur de la nuit.

Le seul caractère “强” restitue parfaitement le charme des enfants qui luttent contre le sommeil.

La coutume du shousui possède une histoire d’au moins 1 700 ans.

Dans la poésie du Festival du Printemps, elle est à la fois un rituel du temps — “一夜连双岁” —, un support de l’émotion — la famille réunie, les lumières accueillantes — et une métaphore de la vie.

Ce que l’on tente de retenir pendant le shousui n’est pas véritablement le temps.

Ce que l’on retient, c’est la réunion.

Neige, vent et souffle du printemps

La neige et le vent, d’un côté, et le souffle du printemps, de l’autre, forment un contraste saisissant parmi les images naturelles de la poésie du Festival du Printemps.

Lu You écrivit :

“北风吹雪四更初,嘉瑞天教及岁除”

Ces vers décrivent une neige de bon augure lors du réveillon. Le poète considère que cette neige envoyée par le Ciel, tombée précisément au moment où l’on quitte l’ancien pour accueillir le nouveau, doit être un heureux présage.

Wang Wan écrivit :

“海日生残夜,江春入旧年”

Ici, “日” et “春” deviennent des symboles de la vie nouvelle. Le soleil naît de la nuit finissante et chassera les ténèbres ; le printemps entre déjà dans l’année ancienne et repoussera le rude hiver.

La neige et le vent appartiennent au froid de l’année qui s’achève. Le printemps appartient à l’espoir de l’année nouvelle.

La tension entre les deux constitue précisément l’une des expressions poétiques les plus profondes de l’idée du Festival du Printemps : dire adieu à l’ancien et accueillir le nouveau.

Classification thématique

Poésie des saisons

Dire adieu à l’ancien et accueillir le nouveau

Le thème le plus abondant et le plus influent dans la poésie du Festival du Printemps est la célébration du départ de l’année ancienne et de l’arrivée de la nouvelle.

Dans Yuanri (《元日》), Wang Anshi écrit :

“爆竹声中一岁除,春风送暖入屠苏”

et saisit avec une extrême concision les images rituelles les plus essentielles de la fête.

Dans Yingchun (《迎春》), Ye Xie écrit :

“不须迎向东郊去,春在千门万户中”

et exprime par une langue fortement condensée l’atmosphère du nouveau printemps.

Lu Zhaolin, dans Yuanri Shuhuai (《元日述怀》), écrit :

“人歌小岁酒,花舞大唐春”

fusionnant la joie du Festival du Printemps avec la splendeur de la grande dynastie Tang.

Ces poèmes consignent, dans une langue enthousiaste, la joie et l’animation de la fête et constituent quelques-uns des chants les plus directs adressés par les poètes chinois à l’idée de l’“année”.

Veillée et passage du temps

Le shousui constitue un thème singulier dans la poésie du Festival du Printemps.

Dans Shousui (《守岁》), Su Shi emploie la comparaison très vive :

“欲知垂尽岁,有似赴壑蛇”

pour exprimer l’impossibilité de retenir le temps, puis écrit :

“努力尽今夕,少年犹可夸”

pour affirmer la nécessité de chérir le présent.

Dans Chuye Xue (《除夜雪》), Lu You écrit :

“半盏屠苏犹未举,灯前小草写桃符”

réunissant dans une même scène le parfum du vin et celui de l’encre pendant le réveillon.

Les poèmes de shousui occupent une place à part dans la poésie du Festival du Printemps : ils n’écrivent pas le tumulte, mais la profondeur de la nuit ; non la réunion bruyante, mais la solitude assise ; non l’accueil du nouveau, mais le regret de laisser partir l’ancien.

C’est précisément dans la tension entre retenir et ne pouvoir retenir que la poésie du Festival du Printemps acquiert une profondeur philosophique qui dépasse les coutumes festives elles-mêmes.

Nostalgie et voyage

Le Festival du Printemps est une fête de réunion et, précisément pour cette raison, il est devenu l’un des thèmes les plus riches de la poésie de la nostalgie.

Gao Shi écrit dans Chuye Zuo (《除夜作》) :

“旅馆寒灯独不眠,客心何事转凄然”

et exprime la solitude du voyageur qui passe le réveillon loin de chez lui.

Dans Kezhong Chuxi (《客中除夕》), Yuan Kai écrit :

“今夕为何夕,他乡说故乡”

plaçant face à face la réunion du réveillon et l’errance de celui qui vit loin de son foyer.

Bai Juyi écrit dans Kezhong Shousui (《客中守岁》) :

“守岁尊无酒,思乡泪满巾”

donnant directement voix à la nostalgie des proches.

Sur fond de milliers de foyers réunis pendant le réveillon, ces poèmes poussent la solitude du voyageur jusqu’à son expression la plus intense.

Plus la fête est joyeuse, plus la solitude de celui qui se trouve loin des siens devient douloureuse.

Inquiétude et sentiment du pays

La dimension la plus profonde de la poésie du Festival du Printemps réside dans la conscience du danger et l’attachement au destin du pays, même au cœur de la fête.

Wen Tianxiang écrit dans Chuye (《除夜》) :

“无复屠苏梦,挑灯夜未央”

exprimant la grandeur tragique d’une vie qui approche de son terme sans que l’intégrité morale soit brisée.

Huang Jingren écrit dans Guisi Chuxi Oucheng (《癸巳除夕偶成》) :

“千家笑语漏迟迟,忧患潜从物外知”

et place une profonde inquiétude pour la situation de son époque sous la joie apparente du réveillon.

Du Fu, dans Yuanri Ji Weishi Mei (《元日寄韦氏妹》), confie au Nouvel An à la fois son attachement à sa famille et ses préoccupations pour la situation de son temps.

Ces poèmes relient étroitement l’expérience individuelle du Festival du Printemps au destin du pays, faisant passer la poésie festive de la description du paysage et de l’expression des sentiments à la contemplation de l’histoire et du pays.

Réflexions finales

Poésie des saisons

La poésie du Festival du Printemps constitue l’un des chapitres les plus éclatants du trésor poétique chinois. Du “爆竹声中一岁除” de Wang Anshi, célébrant le départ de l’ancien et l’arrivée du nouveau, au “儿童强不睡,相守夜欢哗” de Su Shi, qui saisit la chaleur de la veillée du réveillon ; du “乾坤空落落,岁月去堂堂” de Wen Tianxiang, traversé par la grandeur tragique d’une vie proche de son terme, au “田家占气候,共说此年丰” de Meng Haoran, empreint d’une paisible aspiration au monde rural ; du “旅馆寒灯独不眠” de Gao Shi, chargé de la nostalgie du voyageur, au “悄立市桥人不识,一星如月看多时” de Huang Jingren, avec sa lucidité inquiète sous la surface d’un âge prospère, la poésie du Festival du Printemps a consigné pendant mille ans les innombrables émotions que les Chinois ont déposées dans l’idée de l’“année”.

Dans ces poèmes résonne le fracas des pétards — “爆竹声中一岁除” ; on y trouve le parfum profond du tusu — “春风送暖入屠苏” ; l’encre fraîche des talismans de bois de pêcher — “总把新桃换旧符” ; la lumière de la veillée — “儿童强不睡,相守夜欢哗” ; les traces de larmes de la nostalgie — “旅馆寒灯独不眠” ; et la lucidité de l’inquiétude — “忧患潜从物外知”. Le sens de la poésie du Festival du Printemps réside précisément dans sa capacité à transmettre, à chaque époque, le bruit des pétards et le parfum du tusu d’il y a mille ans, la nuit des retrouvailles et la douleur du mal du pays.

De Wang Anshi à Su Shi, de Wen Tianxiang à Huang Jingren, le centre de gravité de la poésie du Festival du Printemps se déploie en couches toujours plus profondes. Wang Anshi met en avant la joie de quitter l’ancien pour accueillir le nouveau ; Su Shi révèle la tendresse du shousui et le désir de chérir le temps ; Wen Tianxiang écrit la fermeté au seuil de la mort ; Huang Jingren saisit l’inquiétude dissimulée sous une époque prospère. Lus ensemble, ces quatre poètes permettent de voir la structure multiple de la culture du Festival du Printemps. La première couche est l’animation des coutumes festives ; la deuxième, la chaleur des retrouvailles familiales ; la troisième, l’émotion devant le passage du temps ; la quatrième, l’inquiétude pour la famille, le pays et le monde. Les poèmes du Festival du Printemps transmis à travers les siècles forment presque un vaste rouleau culturel du monde intérieur chinois. Dans ces vers, le Festival du Printemps est à la fois l’adieu à l’ancien et l’accueil du nouveau au milieu des pétards, et les retrouvailles familiales autour du vin de tusu ; il est à la fois la tendresse sous la lumière du shousui et la profonde inquiétude d’une étoile solitaire contemplée comme si elle était la lune. Et l’élan joyeux de “总把新桃换旧符” fait que le renouvellement du Festival du Printemps ne se réduit pas au simple passage d’une année à l’autre, mais s’élève jusqu’au désir éternel de transformation. La poésie du Festival du Printemps est l’une des déclarations littéraires les plus profondes et les plus durables que les Chinois aient adressées à la famille et au pays : une véritable chronique de la mémoire du Nouvel An, écrite à l’encre par génération après génération.

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[Language: ja]

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Commentaires des Lecteurs

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